Vidéos d'une journée de présentations-débats entre universitaires belges organisée par l'Association Belge des Athées à Bruxelles le 22 octobre 2016 opposant lectures croyantes et non-croyantes de l'origine de l'univers et des processus naturels. Niveau universitaire. - Dominique LAMBERT (Université de Namur, physicien, philosophe et consulteur pour le Conseil Pontifical de la Culture): "Création et commencement de Thomas d'Aquin à Georges Lemaître" - Edgard GUNZIG (Université libre de Bruxelles, physicien et cosmologiste): "L'Univers, un inévitable soubresaut du vide?" - Léon BRENIG (Université libre de Bruxelles, physicien): "Big Bang, Irréversibilité et Evolution" - Claude SEMAY (Université de Mons, physicien): "La porcelaine du multivers" - Pierre GILLIS (Université de Mons): "Sciences et religions: la tentation de récupération du Big Bang"
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L'astrophysicien Bruno Abd al Haqq Guiderdoni nous parle de l'ouvrage collectif "Science et islam" qu'il a dirigé aux éditions Al Bouraq. Cet ouvrage est le résultat d'un groupe de travail de chercheurs musulmans qui ont en commun de rejeter à la fois le discordisme, c'est à dire que science et religion n'auraient rien en commun, voire que la science s'opposerait à la religion, et le concordisme qui voudrait d'une certaine façon fusionner science et religion en affirmant, par exemple, que des résultas scientifiques précis peuvent être trouvés dans des textes religieux tel que le Coran.Le développement d'une pensée de ce type est d'autant plus importante pour l'islam, qu'elle apparait souvent minoritaire, alors que c'est elle qui peut permettre une bonne adéquation entre islam et modernité.
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Il n'y a pas de consensus sur les capacités descriptives de la mécanique quantique. Seules ses capacités prédicitives sont admises sans trop de contestation. Le principe de réalisme, de l'existence d'une réalité extérieure est remis en cause. Le principe de localité ne s'applique plus de manière classique, une mesure faite à un endroit ne laissant pas sans conséquences un état de chose qui peut en être très éloigné. Il y a une abolition de la frontière entre physique et métaphysique. Il semble que le raisonnement des matérialistes qui invoquent la complétude du savoir pour se passer de Dieu est symétriquement repris par ceux qui se servient de l'incomplétude pour en appeler à lui. Finalement, nous sommes conduits à accepter la multiplicité des interprétations et à renoncer à la tentation d'une connaissance absolue.
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'La première partie de cet article rapporte les réponses des néodarwinistes aux critiques des créationnistes puis réfute les arguments du « dessein intelligent » en montrant les imperfections de la nature. La deuxième partie tente de mieux définir les concepts de hasard et de nécessité et les solutions imposées par les contraintes physico-chimiques. Une analogie est esquissée entre l’évolution et larobotique. Finalement, je rejoins la position de Francis Collins, père du génome humain, d’une évolution théiste, qui remet l’homme face à ses responsabilités vis-à-vis de ses semblables et de la nature grâce à l’éclairage moral donné par les religions.' Dans Revue Médicale Suisse 2009, n°5, p. 2291-2295. Niveau grand public instruit.
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Article qui compare le rôle des miracles dans l'hagiographie musulmane médiévale avec la littérature correspondante dans la tradition chrétienne. Deux cas précis sont considérés, tous les deux dans la région de Kâzarûn: le Cheikh Murshid al-dîn Abu Ishâq (m. en 1033) et le Cheikh Amîn al-dîn Balyânî (m. en 1345). dans Annales. Histoire, Sciences Sociales. 52e année, n° 4, 1997. p. 881-915.
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L'astrophysicien Nidhal Guessoum nous rappelle d'abord les définitions, au plan scientifique, des termes « évolutionnistes » et « créationnistes ». Être créationniste signifie être fixiste. C'est à dire que toutes les espèces ont été crées dans l'état où elles sont actuellement. Aujourd'hui la grande majorité des musulmans soutiennent cette position, pourtant lors de l'élaboration de la théorie de l'évolution au 19 ème siècle, de nombreux penseurs musulmans n'y ont pas vu de contradictions avec le Coran. Plus fort encore, 500 ans avant que la science produise la théorie de l'évolution de grands penseurs musulmans ont soutenu l'idée d'une "création par étape", c'est à dire d'une évolution et non le fixisme. Selon Nidhal Guessoum, c'est le développement du littéralisme, c'est à dire d'un niveau assez pauvre de lecture du Coran, qui explique la prédominance du créationnisme en milieu musulman. Si on retrouve des approches plus élaborées du Coran, comme celle des grands esprits du passé, il n'y a pas de contradiction entre le Coran et l'évolution.
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Organisé par Oumma Media, ce débat a été une première mondiale. Il a vu s'affronter à la maison de la chimie à Paris, des évolutionnistes "chrétiens" et "musulmans" (l'astrophysicien Nidhal Guesoum, le philosophe des sciences Jean Staune, le paléontologue Marc Godinot avec de créationnistes musulmans et chrétiens Dominique Tassot, président du CEP, Pierre Rabichong, professeur de médecine, et Oscar Babuna, représentant du groupe Harun Yahya. Il est symptomatique de noter que sur leur propre site, les partisans d'Harun Yahya ne diffusèrent que leurs propres interventions dans ce qui étéit pourtant un débat contradictoire. Une indication forte du fait qu'ils n'ont pas beaucoup estimé leur propre prestation.
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Organisé par Oumma Media, ce débat a été une première mondiale. Il a vu s'affronter à la maison de la chimie à Paris, des évolutionnistes "chrétiens" et "musulmans" (l'astrophysicien Nidhal Guesoum, le philosophe des sciences Jean Staune, le paléontologue Marc Godinot avec de créationnistes musulmans et chrétiens Dominique Tassot, président du CEP, Pierre Rabichong, professeur de médecine, et Oscar Babuna, représentant du groupe Harun Yahya. Il est symptomatique de noter que sur leur propre site, les partisans d'Harun Yahya ne diffusèrent que leurs propres interventions dans ce qui étéit pourtant un débat contradictoire. Une indication forte du fait qu'ils n'ont pas beaucoup estimé leur propre prestation.
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Traite du cercle scientifique et historique de Fernand Combrette ; du Centre d’études et de prospective sur la science, et de l’ouvrage Hasard ou dessein de Dieu du cardinal Schönborn, et y relève certaines erreurs et limites. Analyse ensuite le créationnisme musulman, le cas de H. Yahya. Présente ensuite des thèses philosophiques qui servent à étayer la représentation théologique de la création dans le dialogie avec l’Islam. (UCL)
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L'astrophysicien Bruno Guiderdoni nous parle en tant que croyant de la façon dont nous devons rester humbles devant l'immensité de l'univers sans jamais cesser de mieux le comprendre et de l'explorer.Cela constitue pour lui avec le fait d'apprendre à vivre nos différences les piliers de la condition humaine d'un homme qui cherche à comprendre le sens de l'univers dans lequel il évolue.
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L'astrophysicien Nidhal Guessoum nous rappelle ici quelques unes des grandes étapes de la confrontation ou de la rencontre ente science et religion telle que l'affaire Galilée, la théorie de Darwin, ou la théorie du big bang qui à l'inverse des précédentes fut reçu avec enthousiasme par le Pape. Il nous montre ainsi que les controverses actuelles qui existent dans le christianisme comme dans l'islam s'inscrivent dans une vaste perspective historique.
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Bruno Guiderdoni nous présente d'abord les développements internationaux récents du domaine science et religion. Des ponts peuvent désormais exister au-dessus du fossé qui s'était creusé entre ces deux domaines en Occident. Il est donc très important que des penseurs musulmans puissent participer aux débats en cours dans ce domaine, qui constitue également une nouvelle façon de faire dialoguer les civilisations entre elles et avec la modernité.
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L'astrophysicien Nidhal Guessoum critique ici ceux qui pensent que l'on peut trouver des résultats de la science moderne dans le Coran, en déformant ou modifiant le sens que l'on attribuait à certains versets avant l'époque moderne, ou en rapprochant différents versets les uns des autres. Cela est contraire à l'esprit même du Coran quand il parle des sciences. En effet, il nous encourage à observer la nature, à comprendre par nous-même comment fonctionne le monde, et non à rechercher des solutions déjà écrites.
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Après nous avoir présenté quelques unes des idées des penseurs tels que Al Farouki et Zardar, Nidhal Guessoum analyse ce que peut recouvrir la notion de "science islamique". Si l’on peut envisager des modifications de certaines sciences humaines comme l’anthropologie, qui ont été créées dans des contextes occidentaux spécifiques, une « cosmologie islamique » ne différera au rien au plan scientifique de la cosmologie actuelle. C’est au niveau de l’interprétation et l’approche philosophique de la discipline qu’une dimension islamique pourra être développée. L’expression "science islamique" ne peut donc concerner la science elle-même qui est unique, mais son interprétation.
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Nidhal Guessoum nous décrit les différentes façons dont des penseurs musulmans articulent science et religion depuis ceux qui séparent complètement ces deux domaines jusqu'à ceux qui essaient de les fusionner en un seul. Puis il expose sa propre position, inspirée d'Averroès où la science et la religion, tout en reposant sur des méthodologies différentes, peuvent néanmoins interagir autour de certaines questions fondamentales.
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