A la veille du colloque international "La conscience et l'invisible" qui aura lieu demain samedi le 4 février à la Maison de la Mutualité à Paris devant 1700 personnes, revisitons notre article publié au mois de décembre au sujet de l'intérêt croissant du public pour les expériences de mort imminente. Niveau grand public instruit.
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"Cosmocolosse" Tragi-comédie climatique et globale. "Le réchauffement global – l’événement le plus important qui vient vers nous selon les climatologues et les écologistes – est aussi le symptôme de l'irruption de ce nouveau personnage controversé, qu'on appelle Gaia. Si l'histoire présente est celle de la rencontre avec ce personnage nouveau, Gaia, comment est-il possible que nous restions si calmes et lents à changer nos modes de vie ?" Bruno Latour. Emission l'Atelier Fiction diffusée sur France Culture le 15 novembre 2016. Durée 58 minutes. Niveau grand public. Image - Gustave Doré, Le Déluge.
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'Tout le long de notre histoire, la science et la religion se sont souvent opposées, parfois violemment. Il n'est qu'à se souvenir de Galilée, de Giordano Bruno sans remonter jusqu'à l'inquisition qui représentait une idéologie indépassable. Parfois aussi, elles ont tenté de se réconcilier quitte à faire des concessions majeures dans leurs présupposés mais, ce n'était que des armistices. En fait, ces deux démarches sont parallèles et on peut les envisager chacune, science et religion, sans contradiction... Mais il faut faire la part des symboles et des représentations. Toutes les hérésies et les schismes de la chrétienté témoignent du fait qu'on ne peut pas prendre la Bible totalement au pied de la lettre mais, on ne peut pas non plus refuser son historicité. Actuellement, au nom de Dieu, il existe un courant anglo saxon américain qui incite ses croyants au créationnisme et à la séparation entre Dieu et la science, en particulier celle de l'évolution... Et, des titres à sensations, parlant des clichés ramenés par le télescope Hubble sur les premiers instants de l'univers, affirment : " Tel est le visage de Dieu ". C'est quasiment de l'ordre du Blasphème. Dieu est et restera toujours inconnaissable'. Emission KTO TV / Académie Catholique de France. Durée 6 minutes, niveau grand public instruit.
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Dans une première approche superficielle, on pourrait croire que la place importante que l’on donne au hasard dans les phénomènes naturels s’oppose à l’existence d’une providence. En effet, si c’est le hasard qui préside aux phénomènes naturels, alors ce n’est pas Dieu. C’est sur cette attitude spontanée que jouent les magazines qui, mettant l’univers en couverture, écrivent en grosses lettres « Dieu ou le hasard », ou à propos de l’évolution, mettent face à face la figure de Darwin et celle du Créateur sur une fresque de Michel-Ange. Toutefois, un regard plus critique montre que d’un côté on exagère souvent le rôle du hasard, et que de l’autre la foi dans la providence est d’un autre ordre que celui de l’explication de la nature. Alors il n’y a plus d’incompatibilité, mais il y a toute la difficulté pour bien articuler la connaissance rationnelle et la croyance religieuse.
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"Les Sages d'Israël ont déployé depuis des millénaires une immense réflexion, dans la Mystique juive, sur les mystères de la création de l'univers. Ils sont remontés bien au-delà du premier instant de la création et ont affirmé des vérités qui s'opposaient à la pensée dominante issue de la philosophie grecque.L'esprit humain, dans la Physique quantique, déploie depuis moins d'un siècle ses équations et sa réflexion d'une part dans l'espace, depuis l'infiniment petit jusqu'aux extrémités de l'univers, mais aussi dans le temps, jusqu'aux premiers instants de la création, le fameux Big-Bang. Certains tentent même de remonter au-delà.La surprise c'est de voir que des découvertes fondamentales de la physique quantiques entrent en résonnance avec des pans entiers de la Mystique juive."
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'Ce texte souligne l’importance de la réflexion de Lévinas pour l’éthique médicale, notamment pour éclairer la prise en charge des personnes en fin de vie ou souffrant de handicaps qui les placent dans une situation de dépendance. La notion de responsabilité pour l’autre et la manière dont Lévinas fait de l’asymétrie la condition de l’éthique renvoient à une conception de l’humanité de l’humain qui devrait animer une prise en charge respectueuse des malades les plus vulnérables. De plus, les perspectives ouvertes par sa critique de la philosophie du sujet ont des implications politiques que l’auteure s’attache à explorer, développant ce qu’elle appelle, en s’appuyant surtout sur Autrement qu’être, une éthique de la vulnérabilité, éthique qui invite à modifier la manière dont sont définis les termes du contrat social. Il s’ensuit une réinterprétation des droits de l’homme qui souligne ce que pourrait être une politique de la solidarité à l’égard des personnes handicapées et des grands vieillards, et qui tente même de dégager, dans un prolongement de la pensée de Lévinas, une reconnaissance de notre responsabilité envers les autres êtres vivants.' Dans Cahiers d'Etudes Lévinassiennes, n° 9, 2010, p. 239-256. Niveau universitaire.
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L'article décrit la progression de l'interprétation du phénomène religieux par Freud, allant de 1907 ('Actes obsédants et exercices religieux') jusqu'à 'Moïse et monothéisme' (1939) en passant par 'Totem et Tabou' (1912) que l'auteur considère comme l'expression définitive de la théorie explicative freudienne. Il expose les thèmes principaux de Freud, qui voit la religion comme une «névrose obsessionnelle universelle», sa morale répressive étant liée au sentiment de repentir suite aux gestes parricides  (le père devient Dieu) trouvés dans l'organisation des sociétés 'primitives', que Freud analyse en s'appropriant des concepts darwiniens. Dans 'Avenir et Illusion' Freud caractérise la religion par son renoncement à être confirmée par la science positiviste. La psychanalyse, par contre, propose que l'homme s'accepte tel qu'il est. La relation complexe de Freud avec le judaïsme est abordée par une lecture critique de l'ouvrage 'Moïse et monothéisme'. L'article se termine par une interprétation alternative des récits bibliques juifs en utilisant des concepts influencés par la pensée lacanienne (le nom, la lettre).  Revue des sciencesreligieuses, 82/1 | 2008, 65-79.
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Deux émissions de France Culture dans la série ‘Les Vivants et les Dieux‘ avec Michel Cazenave. Durée 90 minutes. Niveau grand public instruit.
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Lionel Naccache (neurologue) et Claude Riveline (professeur de gestion à l’Ecole des Mines de Paris) parlent de la relation entre le comportement rituel (gestes répétés, y compris dans un contexte religieux), et l'activité mentale impliquée, sans porter de jugement sur le contenu des rites religieux eux-mêmes. Niveau grand public instruit.'Les travaux du docteur Naccache montrent que les chemins de la pensée et de la mémoire sont bien plus divers que ne le croient ceux qui s’en tiennent au seul pouvoir de la raison. Des gestes répétés, des perceptions de tous ordres, conscientes ou inconscientes, impriment dans nos cerveaux des marques durables, qui ont de grands effets sur nos pensées et nos comportements. Ces découvertes jettent une lumière nouvelle sur le pouvoir des rites, si présents mais si mal compris dans la vie des organisations.' Dans Le journal de l'école de Paris du management, 2010/4 N°84, p. 7-13. Article consultable en ligne.
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Suite à la publication de son livre Un sujet en soi: les neurosciences, le Talmud et la subjectivité (Odile Jacob, 2013), Lionel Naccache, neurologue juif (chercheur en neurosciences cognitives à l'Institut du Cerveau et de la Moëlle épinière à Paris), parle de ses études du cerveau et l'activité mentale en relation avec la pensée et pratique rituelle juive. 35 minutes. Niveau grand public instruit.
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Jacques Grinevald présente la thèse de Lynn White Jr énnoncée en 1967, imputant au judéo-christianisme la responsabilité du désastre écologique, principalement en raison de son anthropocentrisme.Contre cette critique néo-païenne, Jean Bastiaire (1927-2013) rétablit la vérité des textes bibliques et de l’histoire chrétienne qui témoignent d’une toute autre orientation, illustrée de nos jours par Jean-Paul II et Benoît XVI.' Enregistré le 4 juin 2009, Université de Lausanne. Durée 67 minutes. Niveau grand publlic.
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Conférence donnée par Denis Alexander (Université de Cambridge) lors de la Quatrième journée annuelle d'études et de rencontre du Réseau des Scientifiques Evangéliques, 21 janvier 2012. En anglais avec traduction française. Denis Alexander présente deux lectures possibles de Genèse ch. 1-3: la première interprète le récit biblique en termes d'une hominisation (et chute) universelle graduelle, tandis que la deuxième («homo divinus») voit l'histoire d'Adam et Eve comme celle début d'une relation spirituelle initiée par Dieu, étant un récit à base historique situé dans le contexte du néolithique au Proche-Orient. Niveau grand public instruit.
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Lévinas voyait une force dans l’idée d’ex nihilo, parce qu’elle signifie que ce qui est issue du Père lui est en même temps autre; homme peut se séparer de son créateur jusqu’à l’athéisme. Blondel fait de la nature le lien entre Dieu et l’homme, mais aussi une distance entre Dieu et l’homme. Dilemme naturalisme-anti-naturalisme caractérise la réflexion contemporaine. S’origine par la destruction du cosmos antico-médiéval. Descartes fait du monde quelque chose vide de toute dimension théophanique. Pascal partage une frayeur devant l’infini, et ancre connaissance de Dieu dans révélation et non dans théologie naturelle. Disparition dans la pensée chrétienne de la dimension cosmologique à une réduction à l’anthropologie. Cela conduit à une divinisation de la nature. C. Godin, par exemple, pense que la christianisme a fait de la nature quelque chose de créé, mais aussi condamné. Exigence de retrouver une voie théophanique. Il faut sortir du dilemme nature-esprit, ce que ne fait pas la phénoménolpogie contemporaine. Il faut de l’immatériel pour organiser la matière. Il faut faire sauter le dilemme phénoménes-choses en soi. Les réductionnismes réduisent le réel à la prise que nous avons sur lui. La transdisciplinarité révèle que la totalité des méthodes d’approche ne suffit pas, qu’il y a une inévitable expérience de l’incomplétude. Il faut une onto-phénoménologie. Il nous faut une philosophie de la nature et de l’être comme médiation. Également une épistémologie d’une gradaton de niveaux de réalité, qui ouvrent tous à une réalité qui leur échappe. Le « tiers-caché » unit les corrélations de contraires. Il faut quitter le dilemme entre nature et création. Il faut savoir penser le sens du retrait créateur, en vue d’une théologie de la liberté. Ce retrait signifie que la nature ouvre l’espace d’une relation à construire entre Dieu et l’homme, ce qui ne sera pas fait par la nature. Il n’y a don que si le donateur se retire de ce qu’il donne.
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Entretien avec Elisabeth de Fontenay au sujet de la relation de l'homme aux autres animaux et les droits de ces derniers. Résumé: «Déconstruire la tradition théologique et métaphysique du « propre de l’homme », c’est concevoir le passage de l’animalité à l’humanité comme un continuum, et rejeter ainsi cet anthropocentrisme radical, propre à la modernité occidentale, qui nie aux animaux la possession d’une âme et les ravale ainsi au rang de choses. Avec les conséquences que l’on sait. Une réflexion qui s’inspire notamment de l’École de Francfort et de la philosophie française contemporaine (Deleuze, Lyotard, Derrida, Foucault).» Article assez critique envers les trois monothéismes, surtout le christianisme. Dans Pouvoirs, 2009/4 n° 131, p. 19-27.Niveau universitaire.
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