En reconstituant l’histoire de l’univers, le discours scientifique met devant nos yeux émerveillés un monde qui semble avoir un commencement et peut-être une fin. La question de l’origine fascine. Elle nous met en face de cette énigme du pourquoi de notre existence, du pourquoi de l’univers. Entre le commencement de l’univers et sa raison d’être, c’est d’abord la question du sens qui surgit. Si l’univers est là par hasard, comment penser qu’il existe un Dieu créateur ?

L’univers a-t-il un sens ? C’est bien la question à laquelle les sciences nous renvoient alors même qu’elles se refusent à y répondre. Pourtant les sciences de l’univers, en particulier l’astrophysique, nous indiquent que la vie à base de carbone n’est possible que par la présence d’au minimum 6 constantes qui déterminent les structures fondamentales des particules et de leurs interactions (Principe anthropique). Pourquoi l’univers est-il si bien réglé ? Cela signifie-t-il qu’il y en a d’autres qui le seraient moins bien et donc inhospitalier à la vie ? Si cet univers est unique faut-il postuler l’existence d’une intelligence qui aurait établi un tel réglage ? Et si ce réglage est présent dès les premiers instants de l’univers, le big bang tel que nous le décrit la célèbre théorie, faut-il reconnaître que ce big bang corresponde à un acte de création ? Les réponses ne sont pas forcément les plus simples. Le commencement de l’univers n’est pas forcément absolu. Au sein de la singularité initiale le temps a peut-être une autre nature dont les caractéristiques échappent aux prises de la science moderne. Ainsi le commencement de l’univers tel que nous le connaissons n’est pas forcément à identifier avec une création. Ce mot même de création n’est pas simple à comprendre. Il n’est pas commun aux différentes traditions religieuses. Il appartient à la sphère des religions abrahamiques, il est étranger à la philosophie antique grecque ainsi qu’aux traditions bouddhistes et hindouistes. Postuler une création, c’est envisager un créateur et donc une différence, une transcendance. Au contraire si le monde est une expression d’une substance unique et éternelle, le mot création ne convient plus, puisque toute chose participe de cette substance. Cela oriente donc vers une forme de panthéisme. Ce monde pourrait également un rêve une illusion qui attend d’être dissipée.



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