Nous présentons une sélection d'articles et entretiens concernant l'étude des "décorporations" de Nicolas Fraisse menée par Sylvie Dethiollaz et Claude-Charles Fourrier à l'Institut des Sciences Noétiques à Genève, ainsi que les implications éventuelles pour notre modèle de la conscience humain et la question de l'existence de l'âme. Sylvie Dethiollaz: "Ici, nous tenons à être parfaitement clairs et honnêtes: nous n’avons pas démontré scientifiquement quoique ce soit. Nous avons cependant mis en évidence que la conscience a des capacités beaucoup plus étendues que celles qui sont communément admises. Des facultés que la science actuelle ne peut pas expliquer. Nos expériences confirment qu’il est possible d’accéder à des informations sans passer par nos cinq sens. Selon le ressenti de nos “expérienceurs”, il s’agirait parfois d’une délocalisation de la conscience. Mais nous laissons ce point-là à la subjectivité. Même si, au niveau personnel, nous sommes ouverts au concept d’âme, ce mot a une connotation religieuse qui sort du cadre scientifique. Nous préférons parler, pour ce qui touche à ces phénomènes, de conscience. On ne peut donc pas parler de “preuve” de l’existence de l'”âme”. Mais on peut parler d’un “faisceau d’évidences” qui nous amène vers cette possibilité."