Notre tradition culturelle occidentale, Darwin compris, a eu tendance à penser la relation de l'homme et l'animal dans une perspective de différenciation, les capacités de raisonnement et métacognition nous mettant à part en tant qu'humains. D'autres traditions nous situent par contre au milieu de l'animalité. Le philosophe et éthologue Dominique Lestel nous invite à penser plutôt à ce que nous avons appris des autres animaux dont nous sommes tributaires dans un sens non seulement phlyogénétique mais aussi spirituel. Le fait que nous sommes devenus humains AVEC les animaux constitue une relation ontologique entre l'homme et l'animal . Avec l'apparition potentiellement menaçante de la technologie autonome déjà prévue par des auteurs tels que Philip K. Dick, est-ce que l'homme va développer de nouvelles alliances avec les animaux afin de se défendre contre l'artificialité qui pourrait prétendre devenir un concurrent sérieux pour l'humain? Conférence à l'Ecole Norm...
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Article légèrement satirique qui répond aux célèbres critiques émises par Lynn White en 1967 envers le supposé l'anthropocentrisme de la tradition chrétienne, dans lequel Jacques Arnould propose un statut intermédiaire pour l'humanité qui éviterait les pièges de l'anthropocentrisme et du cosmocentrisme, en citant le psaume huit de la Bible. Selon ce texte à résonance cosmique, l'homme est à la fois «presque dieu» et presque indigne de l'attention du Créateur. En reconnaissant le bien-fondé partiel des critiques de White adressées à la tradition judéo-chrétienne, il propose les figures de Noé et de François d'Assise comme emblématiques d'une lecture écologiquement responsable des textes bibliques. Dans Pardès 2005/2 (N° 39), p. 211-219. Texte consultable en ligne. Niveau grand public instruit....
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Le neurobiologiste Alain Prochiantz, titulaire de la chaire «Processus morphogénétiques» du Collège de France, aborde dans une perspective rigoureusement matérialiste le sujet de la spécificité de l'homme en soulignant que la question n'est pas "être OU ne pas être un animal" mais "être ET ne pas être un animal". Le philosophe et éthologue Dominique Lestel revient sur la question du "propre de l'homme" en examinant à la lumière des dernières recherches la validité de l'idée que la différence entre les hommes et les autres animaux réside dans l'utilisation des outils, le langage ou la production artistique. Voyant les résultats ambigus de ces recherches, on aurait besoin d'approfondir notre réflexion philosophique sur cette question avant de nous prononcer de manière définitive sur le propre de l'homme. Durée 75 minutes. Niveau grand public. ...
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'Rappelant le renversement apporté en 1983 par son livre La pensée hiérarchique et l'évolution dans le domaine de l'interprétation du darwinisme, Patrick Tort dresse ici contre le « darwinisme social » que l'on en croyait issu, la vérité, bien différente, de l’anthropologie de Darwin, qui ouvre à la réflexion sur les rapports nature/culture et nature/société des perspectives inédites. Cette vérité demeurée inaperçue (même de Marx et d'Engels) pendant plus d'un siècle, et mettant en scène une sélection qui, tendanciellement, s'auto-élimine au sein des sociétés « civilisées » — est celle de l’effet réversif de l'évolution.’ Niveau universitaire. Entretien avec Georges Guille-Escuret. dans L'Homme, 1988, tome 28, n°105. ‘La fabrication mythique des enfants’. p. 105-123....
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'Le premier Congrès international d'eugénique, tenu à Londres en juillet 1912, fut marqué par l'influence des idées de Darwin, de Galton et de Mendel, des expériences américaines et de l'anthropologie italienne. Mais les eugénistes français sont restés fidèles à la tradition du néo-lamarckisme et de l'hygiénisme social, quand ils ont fondé à Paris, en décembre 1912, la Société française d'eugénique.' Communication présentée à la séance du 19 mars 1983 de la Société française d'histoire de la Médecine....
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Courte explication par le neurophysiologiste Giacomo Rizzolatti (découvreur des neurones miroirs, Département des Neurosciences, Université de Parme) du fonctionnement de ces neurones chez les singes et les implications pour notre compréhension des processus d'apprentissage chez l'être humain. Institut de France, Académie des Sciences, Réception des Associés étrangers élus en 2005, 12 décembre 2006...
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René Girard:'’Devant une matière aussi éparse, diverse et néanmoins répétitive que le religieux, l'attitude scientifique consiste à chercher l'invariant autour duquel les variables viendront s'organiser. [...] Je crois que l'invariant du religieux existe et que, justement, c'est la violence. Dans les sciences de l'homme et de la culture, me dit-on, il n'y a jamais d'invariant au sens strict. Sans doute mais, dans le cas du religieux, un certain type de violence s'en rapproche suffisamment pour mériter un traitement à part.' conférence et discussion lors des Rencontres Internationales de Genève, 1999, introduction Marc FAESSLER, dans Rencontres Internationales de Genève, Tome XXXVII (1999), 'Violences d'aujourd'hui, violence de toujours', p. 11-44....
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