Aujourd’hui, l’émergence d’artefacts relationnels modifie substantiellement le rapport que nous pouvons avoir avec les êtres vivants. Si un robot animal peut être, non pas ressemblant à un animal naturel, mais plus ressemblant que lui, que va devenir l’animal ? Et que peut-on faire de tels artefacts animalisés ? Peut-être inventer de nouvelles formes d’irritations et d’hybridités qui transforment radicalement ce que signifie être un humain.' Conférence à l'Ecole de Recherche Graphique, Bruxelles, 3 février 2011. Durée 67 minutes. Niveau grand public....
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Définitions des formes de créationnisme, analyse les rapports du temps et de l’être, ensuite les options métaphysique en présence lorsque vienr le temps de juger de l’apport de la science à la métaphysique. Les 5 axes de la présentation sont : le créationnisme jeune terre ; le créationnisme vieille terre ; les « sciences de la création » ; le dessein intelligent, et la confusion entre commencement et origine. (UCL)...
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Notre tradition culturelle occidentale, Darwin compris, a eu tendance à penser la relation de l'homme et l'animal dans une perspective de différenciation, les capacités de raisonnement et métacognition nous mettant à part en tant qu'humains. D'autres traditions nous situent par contre au milieu de l'animalité. Le philosophe et éthologue Dominique Lestel nous invite à penser plutôt à ce que nous avons appris des autres animaux dont nous sommes tributaires dans un sens non seulement phlyogénétique mais aussi spirituel. Le fait que nous sommes devenus humains AVEC les animaux constitue une relation ontologique entre l'homme et l'animal . Avec l'apparition potentiellement menaçante de la technologie autonome déjà prévue par des auteurs tels que Philip K. Dick, est-ce que l'homme va développer de nouvelles alliances avec les animaux afin de se défendre contre l'artificialité qui pourrait prétendre devenir un concurrent sérieux pour l'humain? Conférence à l'Ecole Norm...
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Partie III. Les Grecs exigent de penser une matière comme manque et indigence, et à côté un Dieu qu’ils n’arrivent que rarement à penser comme bon. Pour les Pères de l’Église, la matière toute puissante mettrait en cause la tout-puissance de Dieu. L’ordre du monde doit être bien affirmé pour qu’on puisse penser le désordre comme une exception confrmant la règle. L’idée de création ex nihilo se trouve dans la Bible, mais portée dans un ensemble où on retrouve deux traditions, une qui est exnihiliste, et une tradition sapientielle. H. Bergson pense la causalité psychique, élan vital qui traverse toute la nature, origine de son organisation, évolution est une expérience de la création, il fait de la création quelque chose d’empirique, dont nous faisons constamment l’expérience....
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Le neurobiologiste Alain Prochiantz, titulaire de la chaire «Processus morphogénétiques» du Collège de France, aborde dans une perspective rigoureusement matérialiste le sujet de la spécificité de l'homme en soulignant que la question n'est pas "être OU ne pas être un animal" mais "être ET ne pas être un animal". Le philosophe et éthologue Dominique Lestel revient sur la question du "propre de l'homme" en examinant à la lumière des dernières recherches la validité de l'idée que la différence entre les hommes et les autres animaux réside dans l'utilisation des outils, le langage ou la production artistique. Voyant les résultats ambigus de ces recherches, on aurait besoin d'approfondir notre réflexion philosophique sur cette question avant de nous prononcer de manière définitive sur le propre de l'homme. Durée 75 minutes. Niveau grand public. ...
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Partie II. La création en sciences. C. Venter « crée » un chromosome synthétique, activé et inséré dans une bactérie, et utilise le mot « création » pour cet ADN de synthèse. Est-ce significatif ? Dans le texte de Darwin (Origine des espèces), le terme « création » est utilisé en des sens différents. Darwin croyait en un Dieu créateur. Dans un 2e sens, l’idée de création intervient au moment de l’apparition du 1er être vivant (1e et 2e éds.), une 3e conception est déiste : Dieu imprime des lois qui régissent la création, abolit la distinction nature et création, alors qu’un 4e sens est métaphorique, espèces « créées » (jusqu’à 5e édition), puis, vers fin de sa vie, Darwin s’en sert pour parler de la fonction de la sélection naturelle qui « crée »; ce dernier usage a permis aux milieux chrétiens de bien accueillir la théorie. En astrophysique, certains scientifiques ont proposé des modèles par nommés « création », par exemple ...
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Le biologiste Michel Morange de l'École Normale Supérieure nous rappelle tout d'abord de nombreux grands scientifiques ont été des croyants. Il rappelle également le rôle positif joué par la théologie chrétienne dans l'émergence de la science moderne. En affirmant que le monde était compréhensible et ordonné par les lois divines, en soulignant l'existence d'un processus historique c'est à dire d'une évolution du monde, le christianisme, malgré l'affaire Galilée, a été un ferment du développement de la science. L'intelligent design est critiquable au plan scientifique et théologique en faisant de Dieu un Dieu "bouche trou" et en comprenant mal le rôle du hasard dans l'évolution. Si la science et la foi sont compatibles, la foi doit parfois se laisser bousculer par la science et par les nouveautés qu'elle découvre. ...
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Partie I. La création est présentée comme acte d’un Dieu tout-puissant, elle vient de Dieu seul. L’Église donne aussi à cette idée une base trinitaire, la personne du Fils est créatrice, douée d’une fonction médiatrice. Les anciens conciles ont rappelé la bonté de toute chose créée. Ils ont aussi affirmé la transcendance radicale. Face à l’nterprétation panthéiste de l’évolution par E. Haeckel, le concile du Vatican défendra la différence entre création et créateur. Également la confiance dans la capacité de la raison de rechercher la vérité. L’idée de création est présentée par Vatican II comme appelant l’engagement de l’homme. L’idée de création s’anracine dans une réflexion sur le salut. Les définitions du Magistère ne concernent pas les données qui pourraient relever des sciences positives....
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Le conflit entre religion et science est-il inévitable de iure? Sur le plan intellectuel, et situant la question dans un contexte chrétien, le croyant qui affirme l'unité essentielle de la vérité et qui reconnaît que foi et raison ont endernière instance la même source transcendantale doit répondre 'non'. Mais est-ce qu'au niveau des événements contingents du « malencontreux fossé de l’histoire » (Lessing) nous avons su éviter un tel conflit? Ici la réponse serait sans doute moins sûre, et moins rassurante.' Niveau grand public instruit. ...
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