Notre tradition culturelle occidentale, Darwin compris, a eu tendance à penser la relation de l'homme et l'animal dans une perspective de différenciation, les capacités de raisonnement et métacognition nous mettant à part en tant qu'humains. D'autres traditions nous situent par contre au milieu de l'animalité. Le philosophe et éthologue Dominique Lestel nous invite à penser plutôt à ce que nous avons appris des autres animaux dont nous sommes tributaires dans un sens non seulement phlyogénétique mais aussi spirituel. Le fait que nous sommes devenus humains AVEC les animaux constitue une relation ontologique entre l'homme et l'animal . Avec l'apparition potentiellement menaçante de la technologie autonome déjà prévue par des auteurs tels que Philip K. Dick, est-ce que l'homme va développer de nouvelles alliances avec les animaux afin de se défendre contre l'artificialité qui pourrait prétendre devenir un concurrent sérieux pour l'humain? Conférence à l'Ecole Norm...
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Partie III. Les Grecs exigent de penser une matière comme manque et indigence, et à côté un Dieu qu’ils n’arrivent que rarement à penser comme bon. Pour les Pères de l’Église, la matière toute puissante mettrait en cause la tout-puissance de Dieu. L’ordre du monde doit être bien affirmé pour qu’on puisse penser le désordre comme une exception confrmant la règle. L’idée de création ex nihilo se trouve dans la Bible, mais portée dans un ensemble où on retrouve deux traditions, une qui est exnihiliste, et une tradition sapientielle. H. Bergson pense la causalité psychique, élan vital qui traverse toute la nature, origine de son organisation, évolution est une expérience de la création, il fait de la création quelque chose d’empirique, dont nous faisons constamment l’expérience....
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Le neurobiologiste Alain Prochiantz, titulaire de la chaire «Processus morphogénétiques» du Collège de France, aborde dans une perspective rigoureusement matérialiste le sujet de la spécificité de l'homme en soulignant que la question n'est pas "être OU ne pas être un animal" mais "être ET ne pas être un animal". Le philosophe et éthologue Dominique Lestel revient sur la question du "propre de l'homme" en examinant à la lumière des dernières recherches la validité de l'idée que la différence entre les hommes et les autres animaux réside dans l'utilisation des outils, le langage ou la production artistique. Voyant les résultats ambigus de ces recherches, on aurait besoin d'approfondir notre réflexion philosophique sur cette question avant de nous prononcer de manière définitive sur le propre de l'homme. Durée 75 minutes. Niveau grand public. ...
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Partie II. La création en sciences. C. Venter « crée » un chromosome synthétique, activé et inséré dans une bactérie, et utilise le mot « création » pour cet ADN de synthèse. Est-ce significatif ? Dans le texte de Darwin (Origine des espèces), le terme « création » est utilisé en des sens différents. Darwin croyait en un Dieu créateur. Dans un 2e sens, l’idée de création intervient au moment de l’apparition du 1er être vivant (1e et 2e éds.), une 3e conception est déiste : Dieu imprime des lois qui régissent la création, abolit la distinction nature et création, alors qu’un 4e sens est métaphorique, espèces « créées » (jusqu’à 5e édition), puis, vers fin de sa vie, Darwin s’en sert pour parler de la fonction de la sélection naturelle qui « crée »; ce dernier usage a permis aux milieux chrétiens de bien accueillir la théorie. En astrophysique, certains scientifiques ont proposé des modèles par nommés « création », par exemple ...
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Le biologiste Michel Morange de l'École Normale Supérieure nous rappelle tout d'abord de nombreux grands scientifiques ont été des croyants. Il rappelle également le rôle positif joué par la théologie chrétienne dans l'émergence de la science moderne. En affirmant que le monde était compréhensible et ordonné par les lois divines, en soulignant l'existence d'un processus historique c'est à dire d'une évolution du monde, le christianisme, malgré l'affaire Galilée, a été un ferment du développement de la science. L'intelligent design est critiquable au plan scientifique et théologique en faisant de Dieu un Dieu "bouche trou" et en comprenant mal le rôle du hasard dans l'évolution. Si la science et la foi sont compatibles, la foi doit parfois se laisser bousculer par la science et par les nouveautés qu'elle découvre. ...
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Partie I. La création est présentée comme acte d’un Dieu tout-puissant, elle vient de Dieu seul. L’Église donne aussi à cette idée une base trinitaire, la personne du Fils est créatrice, douée d’une fonction médiatrice. Les anciens conciles ont rappelé la bonté de toute chose créée. Ils ont aussi affirmé la transcendance radicale. Face à l’nterprétation panthéiste de l’évolution par E. Haeckel, le concile du Vatican défendra la différence entre création et créateur. Également la confiance dans la capacité de la raison de rechercher la vérité. L’idée de création est présentée par Vatican II comme appelant l’engagement de l’homme. L’idée de création s’anracine dans une réflexion sur le salut. Les définitions du Magistère ne concernent pas les données qui pourraient relever des sciences positives....
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'Le premier Congrès international d'eugénique, tenu à Londres en juillet 1912, fut marqué par l'influence des idées de Darwin, de Galton et de Mendel, des expériences américaines et de l'anthropologie italienne. Mais les eugénistes français sont restés fidèles à la tradition du néo-lamarckisme et de l'hygiénisme social, quand ils ont fondé à Paris, en décembre 1912, la Société française d'eugénique.' Communication présentée à la séance du 19 mars 1983 de la Société française d'histoire de la Médecine....
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Courte explication par le neurophysiologiste Giacomo Rizzolatti (découvreur des neurones miroirs, Département des Neurosciences, Université de Parme) du fonctionnement de ces neurones chez les singes et les implications pour notre compréhension des processus d'apprentissage chez l'être humain. Institut de France, Académie des Sciences, Réception des Associés étrangers élus en 2005, 12 décembre 2006...
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Tentons de reprendre en quelques mots la «philosophie naturelle» du Professeur de Duve pour en manifester l’architecture. Partons du présupposé moniste que toute la réalité, tout l’être s’épuise dans une seule «substance»: l’Ultime réalité qui ne dépend de rien d’autre, mais qui comprend toute existence. La vie biologique, qui germe «sur» et par la matière physico-chimique, l’humain et sa pensée qui s’enracinent dans l’histoire évolutive du vivant, sont des manifestations de nécessités internes à cette Ultime réalité, que nous traduisons à notre niveau et partiellement (car nos facultés sont limitées) par les lois scientifiques....
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