Le Cardinal Poupard revient sur le cas Galilée: "La relecture des documents d'archives le montre encore une fois: tous les acteurs d'un procès, sans exception, ont droit au bénéfice de la bonne foi, en l'absence de documents extra-processuels contraires. Les qualifications philosophiques et théologiques abusivement données aux théories alors nouvelles sur la centralité du soleil et la mobilité de la terre furent la conséquence d'une situation de transition dans le domaine des connaissances astronomiques, et d'une confusion exégétique concernant la cosmologie." Dans Pontifical Academy of Sciences: Plenary Session 1992, p. 449-453. Niveau grand public instruit. Pour lire le texte intégral du discours, cliquer sur le titre de cet article. ...
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Après nous avoir présenté quelques unes des idées des penseurs tels que Al Farouki et Zardar, Nidhal Guessoum analyse ce que peut recouvrir la notion de "science islamique". Si l’on peut envisager des modifications de certaines sciences humaines comme l’anthropologie, qui ont été créées dans des contextes occidentaux spécifiques, une « cosmologie islamique » ne différera au rien au plan scientifique de la cosmologie actuelle. C’est au niveau de l’interprétation et l’approche philosophique de la discipline qu’une dimension islamique pourra être développée. L’expression "science islamique" ne peut donc concerner la science elle-même qui est unique, mais son interprétation. ...
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À partir du siècle des Lumières et jusqu’à nos jours, le cas Galilée a constitué une sorte de mythe, dans lequel l’image que l’on s’était forgée des événements était passablement éloignée de la réalité. Dans cette perspective, le cas Galilée était le symbole du prétendu refus par l’Église du progrès scientifique, ou bien de l’obscurantisme «dogmatique» opposé à la libre recherche de la vérité. Ce mythe a joué un rôle culturel considérable; il a contribué à ancrer de nombreux scientifiques de bonne foi dans l’idée qu’il y avait incompatibilité entre, d’un côté, l’esprit de la science et son éthique de recherche et, de l’autre, la foi chrétienne. Une tragique incompréhension réciproque a été interprétée comme le reflet d’une opposition constitutive entre science et foi. Les élucidations apportées par les récentes études historiques nous permettent d’affirmer que ce douloureux malentendu appartient désormais au pass...
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L'article examine l'épistémologie de Blaise Pascal en tant que mathématicien et croyant. Quelle est la relation entre foi et raisonnement dans sa pensée? Que veulent dire pour lui les mots «croire» et «savoir» dans les deux cas des démonstrations rationnelles et de l'expérience des «vérités divines»? Intervention dans le cadre du Séminaire «Raison et Foi» de l'Institut européen en sciences des religions, janvier 2008 Niveau grand public instruit. Pour lire, cliquer sur le titre de l'article....
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La révolution scientifique du dix-septième siècle a amené avec elle une façon renouvelée de concevoir l'ordre naturel. La notion de création et son corollaire, le règne divin universel, fournirent aux pères de la science moderne le cadre théologique qui leur permit d'exprimer leur vision nouvelle de l'ordre naturel et l'introduction de l'idée de lois de la nature. Sur l'arrière-fond des débats sur les rapports entre création et théories scientifiques sur le devenir de l'univers et des êtres vivants, il est pertinent de signaler le lieu précis dans lequel intervenaient ces considérations théologiques : elles ne tiraient pas avantage des trous de l'explication scientifique, mais se situaient en amont de l'activité scientifique elle-même, en lui fournissant un sous-bassement métaphysique favorable au dépassement de la science aristotélicienne....
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