J. Arnould commence par reprendre l’ordre de succession du célèbre apologue de Freud, mettant en scène Copernic, Darwn et Freud lui-même. Après un succès pragmatique, les idées de Copernic ayant servi à l’élaboration des calendriers et tables astronomiques, il a fallu plus d’un siècle pour que la révolution copernicienne suscite une réaction à sa hauteur, le procès de Galilée. Jamais l’humanité n’a possédé entre ses mains autant de maîtrise et de pouvoir sur la nature, la sienne comme celle qui l’entoure. Ce n’est plus seulement notre univers et notre Terre qui ont été, pour le dire d’un mot, mis « en mouvement », mais jusqu’à notre humanité. La perte d’influence de la culture chrétienne au sein du monde occidental est sans doute liée à cette évolution des idées. Si créer c’est amener à l’être et à partir du néant une réalité nouvelle, confesser que Dieu est le « Créateur du ciel et de la terre », c’est confesser que « ...
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‘La Lettre de Galilée à la Grande-Duchesse de Toscane Marie-Christine de Lorraine constitue une document majeur tant pour l’histoire de la pensée de Galilée que pour l’histoire des controverses religieuses suscitées par le système de Copernic. Ce texte nous offre l’exposé le plus développé et le plus dominé des vues de Galilée, non seulement sur le problème de l’accord de l’astronomie nouvelle avec l’Ecriture, mais, plus largement, sur sa conception des rapports entre la science et l’Ecriture.’ Dans Revue d'histoire des sciences et de leurs applications, Vol. 17/4 (1964), p. 331-338. Niveau grand public instruit....
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L'article examine l'épistémologie de Blaise Pascal en tant que mathématicien et croyant. Quelle est la relation entre foi et raisonnement dans sa pensée? Que veulent dire pour lui les mots «croire» et «savoir» dans les deux cas des démonstrations rationnelles et de l'expérience des «vérités divines»? Intervention dans le cadre du Séminaire «Raison et Foi» de l'Institut européen en sciences des religions, janvier 2008 Niveau grand public instruit. Pour lire, cliquer sur le titre de l'article....
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La révolution scientifique du dix-septième siècle a amené avec elle une façon renouvelée de concevoir l'ordre naturel. La notion de création et son corollaire, le règne divin universel, fournirent aux pères de la science moderne le cadre théologique qui leur permit d'exprimer leur vision nouvelle de l'ordre naturel et l'introduction de l'idée de lois de la nature. Sur l'arrière-fond des débats sur les rapports entre création et théories scientifiques sur le devenir de l'univers et des êtres vivants, il est pertinent de signaler le lieu précis dans lequel intervenaient ces considérations théologiques : elles ne tiraient pas avantage des trous de l'explication scientifique, mais se situaient en amont de l'activité scientifique elle-même, en lui fournissant un sous-bassement métaphysique favorable au dépassement de la science aristotélicienne....
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