La philosophie des mathématiques occupe une position originale au sein de la philosophie des sciences. D’un côté, l’importance des mathématiques dans la science contemporaine est telle que, en principe, nulle enquête philosophique sur la science ne peut faire l’économie d’une réflexion sur la nature des mathématiques et de la connaissance mathématique. À l’horizon de la philosophie des mathématiques se jouent ainsi des questions fondamentales de philosophie des sciences, comme la possibilité de mener à son terme le programme de naturalisation de l’épistémologie ou encore le problème de l’applicabilité des mathématiques. D’un autre côté, la méthodologie des mathématiques semble éloignée de la méthodologie générale des sciences. Pour dire les choses de manière un peu caricaturale, le mathématicien ne travaille pas au laboratoire, les problématiques classiques de philosophie générale des sciences, qui valent pour les disciplines empiriques, ...
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Lydia Jaeger passe ici en revue toute la gamme des positions de différents théologiens sur la question des rapports entre Dieu et le hasard. Depuis ceux qui pensent que le hasard est le moyen que Dieu utilise pour agir incognito dans le monde, jusqu'à ceux qui pensent que l'existence d'un vrai hasard serait un problème pour la toute puissance de Dieu, en passant par ceux pour qui Dieu étant transcendant aux causes qui agissent notre monde ne devrait pas logiquement être concerné par cette question.Lydia Jaeger aborde également la façon dont le hasard limite les prétentions du scientisme et pose un problème au déisme. ...
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Le hasard véritable est un phénomène qui n' a pas de cause. Mais il se pose tout de suite une question n'a-t-il réellement pas de cause ou est-il impossible pour l'homme de la connaître. on voit ici qu'il existe ainsi de nombreuses formes de hasard. Ainsi des systèmes parfaitement déterministes peuvent-ils être néanmoins imprédictible. Le hasard est également important en théologie. Si Dieu ne connaît pas l'avenir, si du hasard véritable existe, est-Il encore puissant. Et si ce n'est pas le cas, si Dieu connait parfaitement l'avenir, qu'en est-il de la liberté de l'homme? ...
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Blaise Pascal (1623-1662) s’est montré très savant dans plusieurs domaines: il a écrit de nombreux opuscules de géométrie; il s’est passionné, jusqu’à la veille de sa mort, pour les découvertes de son temps; il a lui-même procédé avec succès à certaines expériences qu’il a décrites, par exemple sur la pression atmosphérique; il a participé aux grandes controverses théologiques, en rédigeant les Ecrits sur la grâce ou les Lettres à un provincial; sa culture philosophique transparaît dans son dernier ouvrage – inachevé -, qui demeure sans doute le plus connu, les Pensées. Il fut donc un authentique « honnête homme » du XVIIe siècle, capable d’aborder un grand nombre de sujets dans la tradition humaniste de la Renaissance, mais aussi un homme de génie, dont la prodigieuse intelligence et la grande sensibilité en firent un individu hors pair.' Conférence prononcée le 23 octobre 1996 à la Faculté libre de théologie réformée d’Aix-en-Prove...
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Du génie scientifique qui s'est révélé très tôt par son Traité des sons qu'il a écrit à l'âge de douze ans et la première machine à calculer qu'il a inventé à dix-neuf, à la nuit de « feu », où il a la vision de l'ordre et des plans divins de la chute à la rédemption, qui était-il vraiment ? Pour les chrétiens, Blaise Pascal est à la fois l'homme du « pari » et également celui de la querelle de Port-Royal. Dès lors quels liens Pascal avait-il avec l'Église ? Que combattait-il ? Quelles actualités ont aujourd'hui ces querelles ? Quid aujourd'hui de cette « grâce divine », seule en mesure selon Pascal de convertir les coeurs et de les ramener à la foi pure des premiers chrétiens ? Pour y répondre, Laurence Devillairs, philosophe et directeur littéraire aux éditions du Seuil et Gérard Ferreyrolles, professeur de littérature à la Sorbonne.Emission KTO du 17 juin 2012. Durée 52 minutes. Niveau grand public. ...
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Le scientifique fait partie de la nature qu’il analyse, et il ne faut pas s’attendre, lorsqu’on l’a compris, à ce qu’il lui soit possible d’avoir le dernier mot. Le scientifique est amené à penser le monde davantage à partir de la catégorie de relation que celle de substance délimitée. Y a-t-il des postures communes entre le travail des scientifiques et celui des théologiens ? Il se trouve que la tradition de la théologie apophatique a des ressources à offrir. La raison y montre ses limites à l’approche du mystère, ainsi que son imcomplétude. Reconnaissance des limites qui ouvre l’homme à d’autres possibilités de connaissance. La victoire de la raison, qui pourtant a reconnu son incomplétude, est donnée lorsqu’elle comprend que le mot ultime se donne....
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L'article examine l'épistémologie de Blaise Pascal en tant que mathématicien et croyant. Quelle est la relation entre foi et raisonnement dans sa pensée? Que veulent dire pour lui les mots «croire» et «savoir» dans les deux cas des démonstrations rationnelles et de l'expérience des «vérités divines»? Intervention dans le cadre du Séminaire «Raison et Foi» de l'Institut européen en sciences des religions, janvier 2008 Niveau grand public instruit. Pour lire, cliquer sur le titre de l'article....
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