"Au terme de cette étude, il semble établi que Duhem, dont on a voulu faire, tour à tour, un aristotélicien, un néo-thomiste, un kantien, un positiviste, voire un blondélien, est en réalité, et avant tout autre choix, un pascalien. Non seulement dans la mesure où il s'est inspiré, dans sa vie personnelle comme dans son oeuvre, de l'auteur des Pensées, mais, plus fondamentalement encore, dans la mesure où sa doctrine peut être considérée comme l'actualisation et le commentaire, par un savant-philosophe du XIXe siècle, de ce qu'avait jadis suggéré Pascal." Dans Revista Portuguesa de Filosofia 63 (2007), 275-307. Niveau universitaire. Pour lire, cliquer sur le titre de cet article....
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"[L]e phénoménalisme duhémien ne résout pas tous les problèmes et n'est pas suffisant, car il laisse désespérément sans réponse l'exigence propre à tous les scientifiques de chercher une vérité objective, d'être réalistes. Le phénoménalisme, chez Duhem, ne peut être une philosophie, parce qu'il ne saurait nous satisfaire complètement. Pour Stoffel, il est une stratégie, une méthodologie qui permet de séparer science et religion, en les mettant à l'abri l'un de l'autre, mais qui laisse injustifié le problème de la réalité objective." Dans Revue Philosophique de Louvain. Quatrième série, Tome 102, N°3, 2004. p. 505-512. Niveau universitaire. Pour lire, cliquer sur le titre de cet article....
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Avant de nous conduire à concept de « Réel voilé », Bernard d’Espagnat se livre a une critique du mécanicisme, en réfutant tour à tour: 1) la possibilité de décrire l’univers en des concepts familiers, 2) celle d’expliquer le tout par ses parties, et enfin 3) l’objectivité forte de la physique classique. La notion de « Réel voilé », propre à la pensée de l’auteur, est un des fondements essentiels à une nouvelle épistémologie....
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On accepte généralement que la science n’est pas simplement l’entreprise concrète de la soumission de la nature par l’homme à son pouvoir, mais aussi une partie de sa quête sans fin pour la connaissance de l’univers et de la place qu’il y occupe. Cette soif de savoir ne procède pas uniquement d’une futile curiosité. Lorsque nous essayons d’établir les valeurs directrices de nos actions, nous en venons tous à nous poser des questions sur l’univers et sur la place que l’homme y occupe. Le lien qui existe entre la question pratique des valeurs sur lesquelles fonder nos actions et la question abstraite de la place de l’homme dans l’univers n’est pas le produit d’une philosophie éthérée. L'auteur montre comment la physique quantique peut renouveler cette problèmatique....
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Y a-t-il un lien entre ce qui anime le monde et ce qui anime le cœur de l’homme ? Vieilles questions de la philosophie : elles seront ici abordées en partant des sciences modernes dans leur recherche du « fond des choses ». – Qu’y a-t-il au fond des choses, du monde et du cosmos qui permet l’évolution depuis l’éventuel Big Bang jusqu’à ce jour ? - Qu’y a-t-il au cœur de l`homme qui lui donne tant d’énergie pour chercher, tenter de comprendre, rebondir dans l’existence, s’adapter, faire de ses fragilités des forces ? Le point de départ de notre étude sera le suivant: le physicien et beaucoup de scientifiques aujourd'hui découvrent que la science ne peut atteindre le fond des choses qui pourtant «porte» les phénomènes que le scientifique décrit. Ils retrouvent alors une vielle question de la philosophie, celle de la quête de l’Origine, de l’Unité, de l’UN cher à Plotin et à bien d’autres. Nous analyserons ensuite avec Nicolas de Cues com...
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Botaniste-écologiste et fondateur de l’Institut européen d’écologie (Metz), Jean-Marie Pelt, invite les chrétiens à redécouvrir la beauté de la Création comme chemin vers Dieu. Morceaux choisis de l’interview parue dans la revue Foi et Culture de décembre 2009.' Jean-Marie Pelt: 'le catholicisme occidental a un peu oublié les rapports de l’homme et de la nature. Il faut quand même se souvenir que durant le premier millénaire – et encore aujourd’hui chez les orthodoxes – on dit qu’il y a deux voies pour rencontrer Dieu : l’Écriture Sainte et la beauté de la Création. Cette dernière a été oubliée par le catholicisme au cours du deuxième millénaire et surtout depuis la Renaissance. Avec Descartes et les philosophes, l’homme est devenu « maître et possesseur de la nature ». L’idée de beauté s’est enlisée dans l’Occident chrétien, elle doit être vigoureusement remise en avant.' Niveau grand public. Texte paru sur le site http://www.egl...
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Ce texte représente une tentative pour penser l’impossibilité de conclure la recherche d’un objet stable, dur, objectif et qui surait perdurer. On y défend l’idée d’une présence intuitive du sujet opérateur derrière toute forme de montage logique et la réalité constructive et inventive de nouveauté de toute acte de conscience, qui ne saurait être enfermé dans un protocole formel fermé et statique. On y montre que toute perception et expérience d’objet risque de s’enfermer dans une illusion qui le découperait entièrement de la conscience du sujet, que le réel a une nature processuelle et qu’il n’est jamais tant né, ou constitué, qu’il n’est natif. Finalement, un rapport est établi entre la prise de conscience de ce fait à l’aide de notions logiques et informatiques, et le signifié de ce que contiennent les affirmations dosmatiques et poétiques du prologue de l’évangile johannique....
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Quel est le sens des théories physiques? Décrivent-elles le Réel? “Atomisme”, “vide quantique” , “objectif et relatif”, “hasard”, – que se cache-il derrière ce que nous croyant parfois – trop rapidement – connaître? Michel Bitbol, directeur de recherche en philosophie des sciences, professeur à la Sorbonne, nous ouvre, dans le livre au même titre, le regard vers une réappréciation des “étrangetés” de la mécanique quantique. Presque un roman policier. Deuxième partie...
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Bernard D’Espagnat présenta une conférence, ici résumée puis commentée par Jean Leroy, pour illustrer de quelle façon la mécanique quantique ne décrit pas la réalité en soi, qu’elle propose des énoncés qui pourtant sont objectifs, ne dépendant pas de la personnalité de l'observateur, ce qui sous-tend la notion d'objectivité faible. Il ne semble pas possible à objectivité faible des phénomènes microscopiques de se transformer en objectivité forte à l'échelle macroscopique, puisque l'univers est assemblage d’un nombre immense de phénomènes élémentaires. Pour lire, cliquer sur le titre de l'article....
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