Ce texte représente une tentative pour penser l’impossibilité de conclure la recherche d’un objet stable, dur, objectif et qui surait perdurer. On y défend l’idée d’une présence intuitive du sujet opérateur derrière toute forme de montage logique et la réalité constructive et inventive de nouveauté de toute acte de conscience, qui ne saurait être enfermé dans un protocole formel fermé et statique. On y montre que toute perception et expérience d’objet risque de s’enfermer dans une illusion qui le découperait entièrement de la conscience du sujet, que le réel a une nature processuelle et qu’il n’est jamais tant né, ou constitué, qu’il n’est natif. Finalement, un rapport est établi entre la prise de conscience de ce fait à l’aide de notions logiques et informatiques, et le signifié de ce que contiennent les affirmations dosmatiques et poétiques du prologue de l’évangile johannique....
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Quel est le sens des théories physiques? Décrivent-elles le Réel? “Atomisme”, “vide quantique” , “objectif et relatif”, “hasard”, – que se cache-il derrière ce que nous croyant parfois – trop rapidement – connaître? Michel Bitbol, directeur de recherche en philosophie des sciences, professeur à la Sorbonne, nous ouvre, dans le livre au même titre, le regard vers une réappréciation des “étrangetés” de la mécanique quantique. Presque un roman policier. Deuxième partie...
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Bernard D’Espagnat présenta une conférence, ici résumée puis commentée par Jean Leroy, pour illustrer de quelle façon la mécanique quantique ne décrit pas la réalité en soi, qu’elle propose des énoncés qui pourtant sont objectifs, ne dépendant pas de la personnalité de l'observateur, ce qui sous-tend la notion d'objectivité faible. Il ne semble pas possible à objectivité faible des phénomènes microscopiques de se transformer en objectivité forte à l'échelle macroscopique, puisque l'univers est assemblage d’un nombre immense de phénomènes élémentaires. Pour lire, cliquer sur le titre de l'article....
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Quel est le sens des théories physiques? Décrivent-elles le Réel? “Atomisme”, “vide quantique” , “objectif et relatif”, “hasard”, – que se cache-il derrière ce que nous croyant parfois – trop rapidement – connaître? Michel Bitbol, directeur de recherche en philosophie des sciences, professeur à la Sorbonne, nous ouvre, dans le livre au même titre, le regard vers une réappréciation des “étrangetés” de la mécanique quantique. Presque un roman policier. Première partie...
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'Au cours de cet entretien, Jean-Marie Lehn, professeur au Collège de France et prix Nobel de chimie, répond à quelques questions concernant les concepts fondamentaux de la chimie moderne. La matière sur laquelle opère le chimiste est celle du tableau des éléments de Mendeleïev ; et les forces dont il se sert sont les interactions électromagnétiques. La chimie, science de la structure et de la transformation de la matière, est aussi devenue une science de l’information. Elle met en œuvre à présent les notions de « reconnaissance moléculaire », de « programmation », de « stratégie de construction » (Aufbau), d’« auto-organisation », de « sélection ». Le lecteur est invité à suivre l’exploration des possibles de la matière en chimie et à voir comment l’humanitépeut jouer sur le clavier du possible.' Revue de métaphysique et de morale 3/2004 (n° 43), p. 371-380. Niveau grand public instruit. Article consultable en ligne....
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Il semble que l’heure soit au dialogue, après des siècles de conflit et de séparation, entre science et foi, ou science et théologie. Le « positi­visme » n’est plus de mise en philosophie, la science, post-quantique et post-gödelienne, s’est faite modeste ; les théologiens se sont mis à l’écoute de la science, qu’ils ont renoncée à contredire ou à régenter. Tout ne va-t-il pas pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Non. Je vais plaider une thèse qui va à l’encontre de cette tendance et montrer que, si elles sont bien comprises, la démarche scientifique et la démarche religieuse sont en fait inconciliables....
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'Pour moi, l'auto-organisation c'est le phénomène le plus important. Et la matière est douée d'auto-organisation. C'est le processus pas lequel, à partir des éléments dissociés qui se sont formés après le big-bang, a pu se constituer une matière de plus en plus complexe. À un moment donné est apparue la vie par des processus qui, sans être actuellement compris, ne sont pas incompréhensibles. Ensuite est apparue la pensée, encore beaucoup plus complexe. La question majeure est peut-êtred'ailleurs celle-là : comment l'Univers a-t-il pu générer un organisme qui puisse réfléchir sur l'origine de l'Univers même ?' Dans L'étincelle, le journal de la création à l'Ircam, Juin 2009. Entretien avec Jean-Marie Lehn (Prix Nobel de chimie 1987) réalisé par Gabriel Leroux. Niveau grand public. Article consultable en ligne. ...
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Dans cet entretien, D’Espagnat expose que la mécanique quantique pose d'elle-même des questions philosophiques. Il présente la notion d’enchevêtrement comme une conséquence des axiomes de la mécanique quantique et insiste sur le fait qu’à ses yeux l’implication surprenante d'un enchevêtrement à grande distance est là pour y rester. Il expose comment avec la mécanique quantique on passe d’une physique descriptive à une physique prédictive. Il considère cependant qu’on doit refuser l’impasse sur la notion d’être et qu'il faut justifier la capacité du réel nous répondre « non ». Il élabore finalement quelques remarques vers une ontologie du mystère, où l’aspect d’incomplétude qui stimule l’approche symbolique et émotionnelle existerait non seulement dans l’art ou la littérature mais aussi dans la science. Pour lire, cliquer sur le titre de cet article....
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La physique quantique est-elle plutôt kantienne ou hégélienne ? Le renoncement à la chose en soi est-il irrémédiable ? La rupture entre chose existante et chose perçue est-elle diamétrale ou dialectique ? Il est incontestable que la physique quantique pose un problème qui n’est pas seulement scientifique mais philosophique. Et sur de nombreux plans : le déterminisme, la causalité, la réalité de la matière, la relation entre matière et vide, entre l’individu et son environnement, la validité de la description du monde, la discontinuité, la relation entre le mouvement et le changement, entre matière et énergie, etc… Niveau Universitaire...
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