Ce texte représente une tentative pour penser l’impossibilité de conclure la recherche d’un objet stable, dur, objectif et qui surait perdurer. On y défend l’idée d’une présence intuitive du sujet opérateur derrière toute forme de montage logique et la réalité constructive et inventive de nouveauté de toute acte de conscience, qui ne saurait être enfermé dans un protocole formel fermé et statique. On y montre que toute perception et expérience d’objet risque de s’enfermer dans une illusion qui le découperait entièrement de la conscience du sujet, que le réel a une nature processuelle et qu’il n’est jamais tant né, ou constitué, qu’il n’est natif. Finalement, un rapport est établi entre la prise de conscience de ce fait à l’aide de notions logiques et informatiques, et le signifié de ce que contiennent les affirmations dosmatiques et poétiques du prologue de l’évangile johannique....
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Dans une vision déiste, il faut un grand architecte, quelque chose de plus, et l’on se dépêche de dire que c’est Dieu. Il semble mieux avisé de voir la science comme une recherche spirituelle et, si Dieu n’est pas au bout comme un objet physique, il se montre dans la quête symbolique. Prouver Dieu en ferait une évidence, ce qui le rendrait banal. Le Dieu de la Bible n’est pas de l’ordre de la preuve, il s’« éprouve »....
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Thierry Magnin resitue la quête du boson de Higgs dans le contexte des réflexions sur Dieu. Le Dieu qui est «traqué» par la recherche de la «particule de Dieu» serait un dieu du type ingénieur. Le Dieu créateur de la Bible n’est pas un fabriquant. L’origine du monde n’est pas seulement ce qui complèterait un ensemble de données. Comprendre comment le monde est advenu ne répondrait toujours pas à la question du pourquoi de l’univers....
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