Le mystère ce n'est pas ce que l'on ne comprend pas, mais ce que l'on n'aura jamais fini de comprendre. Selon cette acceptation du mot mystère, nous pouvons mieux comprendre le rapport de l'homme à Dieu. Mais aussi de l'homme à l'univers qui l'entoure. Sans compter que tout autre être humain ne pouvant jamais "être dévoilé" en totalité à nos yeux, est aussi un mystère pour nous. ...
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Le scientifique fait partie de la nature qu’il analyse, et il ne faut pas s’attendre, lorsqu’on l’a compris, à ce qu’il lui soit possible d’avoir le dernier mot. Le scientifique est amené à penser le monde davantage à partir de la catégorie de relation que celle de substance délimitée. Y a-t-il des postures communes entre le travail des scientifiques et celui des théologiens ? Il se trouve que la tradition de la théologie apophatique a des ressources à offrir. La raison y montre ses limites à l’approche du mystère, ainsi que son imcomplétude. Reconnaissance des limites qui ouvre l’homme à d’autres possibilités de connaissance. La victoire de la raison, qui pourtant a reconnu son incomplétude, est donnée lorsqu’elle comprend que le mot ultime se donne....
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On ne trouve pas Dieu dans la science, ni les réponses à des questions scientifiques dans les religions. Pourtant le chercheur de Dieu et le chercheur scientifique peuvent partager des attitudes communes. Ainsi, le croyant doit-il être humble devant Dieu, et le chercheur humble devant la nature dont il cherche à comprendre les mécanismes. Tous les deux doivent être animés par une quête sincère de la vérité, mais le parallèle entre science et religion ne s'arrête pas là. Certains concepts issus des sciences tel que la complémentarité développée par Niels Bohr peuvent également être précieux en théologie. Ainsi le concept de Jésus-Christ vrai homme et vrai Dieu apparaît moins contradictoire quand on réalise que les fondements de la matière ont eux aussi un caractère profondément paradoxal étant à la fois des ondes et des corpuscules....
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La révolution scientifique du dix-septième siècle a amené avec elle une façon renouvelée de concevoir l'ordre naturel. La notion de création et son corollaire, le règne divin universel, fournirent aux pères de la science moderne le cadre théologique qui leur permit d'exprimer leur vision nouvelle de l'ordre naturel et l'introduction de l'idée de lois de la nature. Sur l'arrière-fond des débats sur les rapports entre création et théories scientifiques sur le devenir de l'univers et des êtres vivants, il est pertinent de signaler le lieu précis dans lequel intervenaient ces considérations théologiques : elles ne tiraient pas avantage des trous de l'explication scientifique, mais se situaient en amont de l'activité scientifique elle-même, en lui fournissant un sous-bassement métaphysique favorable au dépassement de la science aristotélicienne....
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Il n'y a pas de consensus sur les capacités descriptives de la mécanique quantique. Seules ses capacités prédicitives sont admises sans trop de contestation. Le principe de réalisme, de l'existence d'une réalité extérieure est remis en cause. Le principe de localité ne s'applique plus de manière classique, une mesure faite à un endroit ne laissant pas sans conséquences un état de chose qui peut en être très éloigné. Il y a une abolition de la frontière physique et métaphysique. Il semble que le raisonnement des matérialistes qui invoquent la complétude du savoir pour se passer de Dieu est symétriquement repris par ceux qui se servient de l'incomplétude pour en appeler à lui. Finalement, nous sommes conduits à accepter la multiplicité des interprétations et à renoncer à la tentation d'une connaissance absolue....
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D’Espagnat a été amené par une analyse philosophique des sciences physiques à poser la question de savoir si le fond des choses se donne à l’homme. D’Espagnat voit un appel de l’Être dans ce fond des choses qui fait problème, se dévoile et se dissimule. Distinguant les domaines, il n’en reste pas moins que pour lui la question est née au contact des sciences....
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Le terme d’énergie se trouve très présent chez Teilhard de Chardin, dans une vision trinitaire. Il y a quelque chose qui émane du fond des choses et du cœur de l’homme et qu’on peut considérer comme une énergie créatrice. Les sciences sont conduites à admettre que le fond des choses nous est inaccessible. Teilhard distingue l’énergie créatrice et Dieu lui-même, ne les identifiant pas et respectant l’altérité de Dieu....
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