Dieu caché et Dieu révélé dans la création : le paradoxe du retrait créateur

Lévinas voyait une force dans l’idée d’ex nihilo, parce qu’elle signifie que ce qui est issue du Père lui est en même temps autre; homme peut se séparer de son créateur jusqu’à l’athéisme. Blondel fait de la nature le lien entre Dieu et l’homme, mais aussi une distance entre Dieu et l’homme. Dilemme naturalisme-anti-naturalisme caractérise la réflexion contemporaine. S’origine par la destruction du cosmos antico-médiéval. Descartes fait du monde quelque chose vide de toute dimension théophanique. Pascal partage une frayeur devant l’infini, et ancre connaissance de Dieu dans révélation et non dans théologie naturelle. Disparition dans la pensée chrétienne de la dimension cosmologique à une réduction à l’anthropologie. Cela conduit à une divinisation de la nature. C. Godin, par exemple, pense que la christianisme a fait de la nature quelque chose de créé, mais aussi condamné. Exigence de retrouver une voie théophanique. Il faut sortir du dilemme nature-esprit, ce que ne fait pas la phénoménolpogie contemporaine. Il faut de l’immatériel pour organiser la matière. Il faut faire sauter le dilemme phénoménes-choses en soi. Les réductionnismes réduisent le réel à la prise que nous avons sur lui. La transdisciplinarité révèle que la totalité des méthodes d’approche ne suffit pas, qu’il y a une inévitable expérience de l’incomplétude. Il faut une onto-phénoménologie. Il nous faut une philosophie de la nature et de l’être comme médiation. Également une épistémologie d’une gradaton de niveaux de réalité, qui ouvrent tous à une réalité qui leur échappe. Le « tiers-caché » unit les corrélations de contraires. Il faut quitter le dilemme entre nature et création. Il faut savoir penser le sens du retrait créateur, en vue d’une théologie de la liberté. Ce retrait signifie que la nature ouvre l’espace d’une relation à construire entre Dieu et l’homme, ce qui ne sera pas fait par la nature. Il n’y a don que si le donateur se retire de ce qu’il donne.