Dominique Lambert – Science et foi

Suite à ses présentations pour les Dominicains de Belgique au sujet de la vie et pensée de l'astrophysicien et prêtre Georges Lemaître, Dominique Lambert rentre dans plus de détails par rapport aux manières possibles de mettre en relation science et foi, science et religion ainsi que science et théologie (distinguant entre les trois). Le concordisme et la séparation étant deux voies peu satisfaisantes, Dominique Lambert préconise, suivant son maître à penser Jean Ladrière (1921-2007) de l'Université de Louvain, une troisième approche fondée sur "articulation entre science et théologie", sans confusion ni séparation, la philosophie fournissant un espace de médiation entre les deux types de discours. Niveau universitaire/grand public instruit. Durée 18 minutes. Pour regarder la vidéo et lire une sélection d'articles par et sur Jean Ladrière, cliquer sur le titre de l'article.

Articles connexes:

Jean Ladrière, “Science et théologie”, Revue théologique de Louvain, 34e année, fasc. 1, 2003, p. 3-26.

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Résumé: Les malentendus qui ont pu exister à propos des rapports entre science et théologie ont été dissipés depuis longtemps déjà grâce au travail de critique epistémologique qui a été accompli tant du côté de la science que du côté de la théologie. Non seulement il est reconnu qu’il n’y a aucune incompatibilité entre science et théologie, mais on peut dire que ces deux disciplines se reconnaissent mutuellement comme dimensions authentiques de la vie de l’esprit. Mais il y a un vœu d’unité qui souhaite la recherche, au-delà de la simple coexistence, d’une compréhension mutuelle, et donc du dialogue. La question des rapports entre science et théologie peut être posée comme question du dialogue entre ces deux dimensions de l’esprit. Le texte que voici s’interroge essentiellement sur les conditions de possibilité d’un tel dialogue. Pour qu’il y ait dialogue, il faut une instance médiatrice. On suggère ici que ce pourrait être l’idée de rationalité. L’argumentation en faveur de cette hypothèse s’accompagne d’une mise en évidence de la différence fondamentale qui sépare science et théologie, interprétée comme différence entre le constitué et l’événementiel. La différence étant ainsi reconnue, on peut analyser la rencontre entre science et théologie en trois moments: la compréhension mutuelle (qui doit être primordialement la détermination des points de vue à partir desquels peuvent apparaître ce qui est commun comme ce qui crée la différence), les emprunts conceptuels (généralisant les emprunts faits par la théologie à la philosophie), et enfin la complémentarité (recherche de ce que la science peut apporter à la théologie et réciproquement de ce que la théologie peut apporter à la science).

Jean Ladrière, “La théologie et le langage de l’interprétation”, Revue théologique de Louvain, 1e année, fasc. 3,1970, p. 241-267.

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Guillaume de Stexhe, “Approche de la pensée de Jean Ladrière”, La Revue Nouvelle, février 2008, p. 96-107.

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Benoît Bourgine, “Jean Ladrière, Sens et vérité en théologie. L’articulation du sens III, 2004”, Revue théologique de Louvain, 36e année, fasc. 3, 2005, p. 374-379.

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Philippe Van Parijs, “Jean Ladrière, Philosophe de toutes les sciences, penseur de l’espérance”, La Libre Belgique, 27 novembre 2007

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