Ecologie – le jour de dépassement

Le 5 mai 2018 a été pour la France le "jour de dépassement" en termes de "dette écologique", c-'est-à-dire que, si tous les pays se comportait comme l'Hexagone au niveau de consommation, les ressources produites par la terre seraient auraient été épuisées à cette date. "Si le monde entier se déplaçait, mangeait, vivait comme les Français, une Terre ne serait pas suffisante. En d'autres termes, si toute l'humanité consommait comme les Français, il faudrait presque trois planètes pour subvenir à nos besoins, selon un rapport publié par l'ONG WWF. Ce résultat est bien au-dessus de la moyenne mondiale qui se situe autour de 1,7 Terre. "Si toute l’humanité vivait comme nous, il nous faudrait 2,9 Terres", explique Pascal Canfin. Ce dernier déplore un "mode de vie insoutenable". Notre train de vie est "deux fois supérieur à la moyenne de l’humanité", ajoute-t-il. Résultat ? Notre mode de vie du "toujours plus" est une des causes de la déforestation massive ou encore du dérèglement climatique. Si l’empreinte écologique française est l’une des plus importantes, on retrouve le Qatar en tête du classement qui est entré en déficit le 9 février." (texte: Francetvinfo). Deux courtes vidéos avec Pascal Canfin, durée 2 et 4 minutes. Niveau grand public. Pour regarder les vidéos et lire le rapport WWF, cliquer sur le titre de l'article.

 

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“Jusqu’en 1970, la Terre pouvait fournir plus de ressources et de services tirés de la nature chaque année que ce que l’humanité lui demandait. A partir de cette échéance, l’humanité est entrée chaque année en déficit écologique, creusant sa dette tous les ans vis-à-vis de la nature et des biocapacités disponibles sur Terre. Cela fait bientôt un demi-siècle que l’humanité demande plus à la Terre que ce qu’elle est capable de régénérer chaque année. […] Le rendement accru de l’agriculture des dernières décennies, ayant ainsi conduit à une légère augmentation de la biocapacité mondiale, n’aura pas permis d’absorber le choc induit par l’explosion de l’empreinte écologique mondiale.” (p.11)

“Le dernières décennies marquent un tournant dans la relation entre le développement de l’Humanité et l’érosion de la nature sur Terre. Un virage au niveau mondial doit être opéré afin de pouvoir concilier les deux. La France ne pourra indéfiniment creuser sa dette écologique, en empruntant à d’autre pays qui voient maintenant en conséquence eux aussi leur capital se creuser face à une empreinte grandissante. Au niveau mondial, ces tendances doivent s’inverser car le dépassement n’est plus tenable pour un avenir viable de l’Humanité sur Terre.” (p. 14)