La science des astres et la présence de Dieu

Pour la première fois un lecteur de langue française a accès à un écrit autobiographique du grand physicien-philosophe allemand, Carl Friedrich von Weizsäcker (1912-2007), personnalité contrastée et pour certains resté suspect. Bien qu’il ait écrit toute sa vie énormément, ses domaines sont souvent si spécifiques qu’il n’est guère traduit en français. Ses travaux de chercheur au sein du groupe allemand travaillant sur l’atome pendant la deuxième guerre mondiale lui ont valu ce regard sceptique, voire suspicieux. Non pas que par la suite il ne se serait guère expliqué, tout au contraire, mais sa langue natale le tenait prisonnier. Voici, en chapitre d’ouverture, qu’il trace, en 1977, les grandes stations de sa vie. Mieux encore, il nous donne à sentir, avec une humble franchise, la profondeur des multiples dimensions (de la science jusqu’à la spiritualité) que son destin lui proposait à découvrir et à investir par l’expérience.

Préface pour la parution française de ‘Sterne sind glühende Gaskugeln und Gott istgegenwärtig de Carl Friedrich von Weizsäcker’

 

Par  Ilke Angela Marechal

Pour la première fois un lecteur delangue française a accès à un écrit autobiographique du grandphysicien-philosophe allemand, Carl Friedrich von Weizsäcker (1912-2007),personnalité contrastée et pour certains resté suspect. Bien qu’il ait écrittoute sa vie énormément, ses domaines sont souvent si spécifiques qu’il n’estguère traduit en français. Ses travaux de chercheur au sein du groupe allemandtravaillant sur l’atome pendant la deuxième guerre mondiale lui ont valu ceregard sceptique, voire suspicieux. Non pas que par la suite il ne se seraitguère expliqué, tout au contraire, mais sa langue natale le tenait prisonnier.Voici, en chapitre d’ouverture, qu’il trace, en 1977, les grandes stations desa vie. Mieux encore, il nous donne à sentir, avec une humble franchise, laprofondeur des multiples dimensions (de la science jusqu’à la spiritualité) queson destin lui proposait à découvrir et à investir par l’expérience.

Le deuxième point fort de cettetraduction est indéniablement le fait que Carl Friedrich von Weizsäcker nousattend là où nous ne le soupçonnions guère.Certes, il sera question ici d’unpeu de physique, d’un peu plus de philosophie, en particulier de philosophie dela physique, – mais la religion, la spiritualité, a fortiori l’expériencemystique, ce ne sont là point des sujets de prédilection pour qui est un grandpenseur – pensons-nous. Mais détrompons-nous et laissons-nous surprendre.

« … je présume que la forcementale qui prévaut contre la raison, c’est la peur…. qui prévaut contre lapeur ? L’Amour ! …. Peut-être le phénomène le plus profond de notre tempsn’est-il ni la transformation technologique de la planète, ni la révolu­tionsociale, ni les guerres, ni la marche vers l’unité poli­tique, mais lecommencement placide du Dialogue des grandes re­ligions entre elles et avec larationalité mo­derne. … La peur aveugle la raison, l’Amour rend la vision.L’oeil guéri aperçoit les solutions rationnelles parce qu’il ne les craintplus. » Voilà ce que répondait CarlFriedrich von Weizsäcker, lors de son élection à Paris en 1975 à l’Académiedes Sciences Morales et Politiques, au président W. Baumgartner quandcelui-ci présente ce nouveau membre en ces termes : « Vous êtes ungrand physicien, vous êtes un grand philo­sophe, votre itinéraire spirituels’accorde en tous points avec les idéaux de notre Académie ».

Peut-on concilier et unifier desdomaines aussi fondamentaux et divergents que la Science, la Philosophie et laSpiritualité ? Comme nous le verrons, le physicien et philosophe allemand enétait un exemple vivant. Regardons son cheminement si imposant dans le monde,pour ensuite nous pencher sur son chemin intérieur tout aussi impressionnant.

Le dialogue intérieur, même si sousforme de dispute, commence dès son enfance où successivement le jeune vonWeizsäcker voulait devenir astronome, puis philosophe. Ce dilemme rencontre sondépassement probablement dans cet constat « A l’age de quatorze ans, Heisenbergme guidait facilement de  l’astronomie vers la physique qui au fond est lascience de la philosophie [1]. » Il finira donc par étudier la physique sous Werner Heisenberg [2], qui restera son mentor, collaborateur et ami, suite àl’argument de celui-ci: « Si tu veux faire de la philosophie pertinente,il faut d’abord com­prendre la physique ! ». En tant que chercheur, vonWeizsäcker participe alors avec Heisenberg, Niels Bohr, Otto Hahn et biend’autres à la révolution des quanta. D’après ses propres dires, il lui aurafallu ensuite 27 années pour pénétrer « philosophiquement » la théoriequantique. Ses recherches aboutissent, par une interprétation hautementabstraite, à l’élaboration de la Théorie quantique des Ure qui se veutune description concrète de l’entièreté et de l’unité de la Nature.

Quel avait été soncheminement ? Doctorat à 21 ans chez Heisenberg en 1933 en physique,mathéma­tique et astro­nomie à la fa­culté de philo­sophie de Leipzig avec sonintérêt particulier pour la cosmolo­gie, ce domaine où sciences, philosophieset théolo­gies conver­gent pour la re­cherche d’une assise commune. Puis,habilitation en 1936 à 33 ans. En 1942 il participe au« Uranprojekt » et se trouve interné en Angleterre à la Farm Hallensuite. Après la guerre, il dirige le département de physique du MaxPlanck Institut à Göttingen et après avoir enseigné la physique etl’astrophysique, il occupe pendant douze ans la chaire de philosophie àl’université de Hambourg. Ses années les plus heureuses, dira-t-il. AStarnberg, près de Munich, sera créé pour lui l’Institut Max Planck (pour laprévision du futur [3])qu’il dirigera avec Jürgen Habermas pendant dix ans. A partir de 1985 il estsollicité pour préparer « l’Assemblée mondiale des chrétiens pour lajustice, la paix et la préservation de la création » qui aura lieu en 1990à Séoul et dont les travaux préparatifs ont donné lieu à une publicationtraduite en français sous le titre Le temps presse [4].

Nous lui devons plusieursdécouvertes et contributions fondamentales en physique et astrophysique :A dix-neuf ans il décrit et publie une expérience de penséepermettant de tirer des conclusions nouvelles du fameux principed’Incertitude d’Heisenberg [5].Cette expérience de pensée reprend et étend celle du “microscoped’Heisenberg”.  Les découvertes s’enchaînent : concernant laproduction d’énergie dans le soleil, la naissance des planètes etgalaxies,  la théorie des masses des noyaux, leur isométrie, la doubleintégration bêta, la théorie de l’émission d’énergie des électrons, connu commela formule de Weizsäcker-Williams (1933) qui pressent la future expérienceà choix retardé de Wheeler (1978) ; et à trente trois ans, son travail surle cycle de carbone manquera de peu d’être récompensé par le prix No­bel quiira à Bethe [6],à cause de sa meilleure formulation mathé­matique, mais la formule s’appelletoujours : Formule de masse de Bethe et Weizsäcker, ainsi que le procédécyclique de la fusion nucléaire dans les étoiles (processus de Bethe-Weizsäcker, publiéen 1937).

Nombreux sont alors les honneurs,les docteurs honoris causa, les distinctions et prix, dont en1961 l’Ordre pour le Mérite (pour ses recherches pour la Paix) ou leBundesverdienstkreuz ; en 1989 le ‘Prix Templeton pour le progrès enreligion’ qui est considéré comme un prix Nobel pour la religion ; ainsi queles appartenances aux académies dont, entres maintes autres, en France,l’Académie de Sciences Morales et Politiques ou la Deutsche PhysikalischeGesellschaft ou American Physical Society.

L’homme de science ou l’homme de laréflexion ne peuvent, pour lui, s’écarter de l’action. Ainsi von Weizsäckersera à l’origine, en 1957, de la Déclaration des 18 de Göttingen qui,pour l’Allemagne, énonce le refus catégorique des physi­ciens de participer audéve­loppement et à la production d’armes atomiques. Durant la même période etd’une manière plus générale, il plaidera la cause de la RESPONSABILITÉ de lascience (et des scientifiques) pour les conséquences qu’elle engendre.

Du côté de la pensée, son ami, lephilosophe des religions Georg Picht, le renforce dans sa volonté depenser la totalité, le tout. « Chaque réponse est provisoire »ressassera von Weizsäcker, à jamais fasciné par  l’entrelacs« connaissance scientifique, réflexion philosophique, mé­ditation desreligions ». Quand Otto Hahn découvre la fission de l’atome, vonWeizsäcker comprend aussitôt que cela signifie la bombe atomique et avec sonami il arrive à la conclusion : « L’institution de la guerre commepro­cédé d’état admise par le droit international doit être abo­lie! »

Pendant ses années de professoratde philosophie, Aristote, Descartes, Hegel, Heidegger [7] et les logiciens modernes seront ses proches, bien queses intimes resteront Kant [8] etPlaton. Surtout ce dernier va influencer von Weizsäcker dans sa conceptionradicale du « monde matériel comme émanation des Idées ». Résolument« platonicien » donc, sauf, … sauf que d’après lui, on ne peut fairel’économie du principe d’ÉVOLUTION, soubassement de toute tentatived’appréhension du monde. Le voilà donc qu’il se meut explicitement entre Teilhardde Chardin et Sri Au­robindo quant à leurs conceptions concernantl’univers, le devenir de l’homme et l’aventure de la conscience.

Juste retour des choses: Pour vonWeizsäcker, la pas­sion et la néces­sité de l’acte de penser l’avaientemmené à la physique, – et la physique l’emmène à une nouvelle pensée :son hypothèse de la « théorie quantique des Ure » ! Ellea ceci en particulier qu’elle cherche à formuler en termes mathématiques, parun processus d’alternatives binaires (oui/non) l’idée d’un atome de logiquecomme le plus petit élément et l’émergence de l’espace et la matière à partirde l’informatio [9]. Enceci elle est précurseur de ce que plus tard sera appelé par le physicien JohnArchibald Wheeler « It from Bit » et revit de nos jours dansles avancées de la “Théorie quantique de l’information”  et la “PhysiqueNumérique (théorique)” , ou bien  “Digital Physics”,  voirnote [10] .

Dans une pensée circulaire(Kreisgang), il ira jusqu’à défendre un mo­nisme spiri­tuel ! Il postuledonc, non pas comme Descartes : res cogitans et res extensaou comme chez Einstein, une équivalence entre énergie et matière, mais l’idéed’une seule sub­stance : la conscience, comme substrat du monde ! Sonin­terprétation de l’école de Copenhague [11]est une théorie pour l’autoconnaissance de la conscience. Avec vonWeizsäcker, c’est toujours la profondeur qui fait surface ; l’enjeu, c’estl’universel. Penser avec von Weizsäcker, c’est penser avec un scalpel tous nosproblèmes – ceux de notre temps, ceux de tous les temps.

Mieux encore, au-delà de saréflexion philosophique, aucun champ de pensée ou d’actionn’échappe à son expérience concrète. Si du côté de la science il futimpliqué, pendant ses jeunes années, dans la recherche du monde sub-atomique(et son excroissance la bombe), il se tourne après la guerre résolument du côtédes anti-nucléaires prônant en même temps la responsabilité des sciences et deses acteurs, fédérant d’autres scientifiques pour interpeller les politiquespar des manifestes et appels [12].Il dirige pendant sept années le ‘cercle de recherches de l’association lesscientifiques allemand’ [13], faitpartie du conseil d’administration de l’Institution allemande pour ledéveloppement [14],très actif dans le tiers monde, sillonne le monde et s’investit totalement dansl’action de réunir les églises, – bref, tout comme pour la science et lapensée, il fait l’expérience personnelle et en profondeur des défis concrets dumonde et de son siècle.

Maintenant, qu’en est-il ducheminement spirituel de Carl Friedrich von Weizsäcker ? Ce livre-ci estun témoignage vibrant et souvent émouvant concernant ce penseur qui aveccourage, ou par nécessité impérieuse (ce qui est peut-être la même chose),pénètre les grandes avenues de notre humanité via un portail marqué« véracité inexorable » (unerbittliche Wahrhaftigkeit ). Dès sonenfance, nous dit-il dans « Monologue, dans son livre Changementde conscience [15] » ilétait habité par une confiance primordiale, méditative, qui lerendait indépendant des religions particulières. En même temps, elle luipermettait l‘entrée à tout vécu authentique de ce sentiment d’Unité quisous-tient toute véritable expérience mystique.  C’est ici que lesextrêmes se joignent.  Par deux fois, nous dit-il, cette expérience del’unité, ce bain dans la paix, lui était donné à vivre! Alors, faut-ilencore s’étonner si en physique sa thèse porte sur cet Un duquel émerge lamultiplicité ? Si en philosophie c’est de Platon qu’il se sent le plusproche. Si en politique son concept de Weltinnenpolitique [16] (politique des affaires intérieures du mode) réclame, àpartir de la conscience de l’unité foncière et radicale de notre humanité, desactions concrètes pour dépasser nos divisions meurtrières ? N’est-ce pascomme si son expérience dite spirituelle survenait simplement confirmer au plusprofond, au plus intime, les intuitions qui sa vie durant l‘ont guidé et ontcherché forme d’expression dans tout les domaines auxquels il touchait ?

J’avais l’immense chance et honneurd’être reçu par lui à plusieurs reprises, soit pour des entretiens [17] ou accompagnant de scientifiques.  Jusqu’ici laFrance, d’une manière générale, ne retient de cet grand homme qu’un aspectsombre de sa vie, qu’il qualifie lui-même [18] comme certainement son plus grand erreur politique, sonerreur de diagnostique du national-socialisme. Il avait vingt ans. Son cheminde vie allait ensuite le mener sur plus qu’un sommet. Par deux fois dans sesjeunes années, il avait passé pour ses apports en physique, très près du prixNobel, mais se voit discerné le prix Templeton plus tard ; par deux foiségalement il décline l’offre de se présenter pour la présidence de laRépublique fédérale ; les travaux de son dernier group de travail (Max PlanckInstitut de Starnberg) sont considérés aujourd’hui comme ayant été précurseurvu les développements du monde de nos jours. De même pour ses travauxscientifiques dont la Théorie quantique des Ure a non seulement été undéveloppement hautement intéressant en histoire de la science ainsi que de laphilosophie des sciences, mais se trouve de nos jours reprise par certainchercheurs comme élément fondamental de leur propres travaux [19]. L’année 2006 a enfin vu la traduction en anglais del’ouvrage fondamental pour l’accès à la « Théorie des Ure », sous letitre The Structure of Physics [20], grâce aux efforts du professeur Holger Lyre (dont lathèse de doctorat avait porté sur cette théorie) et qui, ensemble avec leprofesseur Thomas Goernitz, maître d’œuvre de cet ouvrage-ci et autre prochecollaborateur de von Weizsäcker et défenseur de son œuvre et ses apports, n’ade cesse à œuvrer pour une reconnaissance à sa juste mesure de Carl Friedrichvon Weizsäcker.

En Allemagne, à l’opposé de laFrance, l’aspect retenu est celui  du« Friedensforscher / Chercheur en matière de la Paix », etrestera celui du  « Friedensmahner / Celui qui exhorte àla Paix ». Ses rencontres répétés avec le Dalaï Lama à Munich dans lesannées 1990 et une publication conjointe [21]sont un signe oh combien significatif de ce chemin de vie extraordinaire,immensément riche et nourrissant dans tous les domaines. 

Cet ouvrage-ci livre matière, avecla profondeur typique à ce grand penseur de la globalité, au débat brûlant denotre propre époque que certains veulent nommer ‘choc’ de civilisations maisqui, de manière incontournable, doit toujours aboutir au ‘dialogue descultures’ si nous n’oublions jamais le credo que von Weizsäcker nous alégué :

                      « La survie de l’homme dépend de sa capacité de créer la Paix. Or, créerla Paix dans le monde dépend du changement de la conscience. »

Ilke Angela Maréchal 2012

 

NOTES

[1] Bewusstseinswandel (Changement de la conscience),Hanser, Munich, 1988, chapitre ‘Monologue’.

[2] un des pères fondateurs de la physique quantique.

[3] (Institut pour la Recherche sur les conditions devie dans un monde scientifique et technique).

[4] Le temps presse, Une assemblée mondiale desChrétiens pour la justice, la paix et la préservation de la création, éd duCerf, Paris 1987.

(5) Ce principe pilier de la mécanique quantique, quiallait valoir à Heisenberg le prix Nobel en 1932, était appelé par lui-même« principe d’indétermination”.  Il implique que la réalité ultimen’est pas accessible à l’homme car il affirme: en physique quantique on peutmesurer d’une particule soit la position soit la vitesse  – mais pas lesdeux en même temps!

(6) Bethe dira beaucoup plus tard à T. Goernitz qu’ilaurait préféré partager ce prix avec Carl Friedrich von Weizsäcker.

 [7]qu’il a connu personnellement.

 [8] Sonlivre Zum Weltbild der Physik, Hirzel, Leipzig/Stuttgart 1943, très vitetraduit en anglais et français ( voir bibliographie), met en relation, dans unedémarche non usuel donc surprenant et novateur pour l’époque, la physiquequantique avec Emmanuel Kant et sa démarche philosophique. Ce livre vient deparaître dans sa 14° édition révisé et préfacé par Holger Lyre.

 [9] Pourun public de langue française : excellente vulgarisation de cette Théoriequantique des Ure dans le livre de Hans-Peter Dürr De la science àl’éthique, Albin Michel, Paris, 1994, chapitre : L’édification dela physique, une « histoire sans fin ».

 [10] http://fr.wikipedia.org/wiki/Physique_numérique_(théorique)  et  http://en.wikipedia.org/wiki/Digital_physics

 [11] laversion standard dite de Copenhague interprète les phénomènes enphysique quantique.

 [12]Déclaration des 18 de Göttingen 1957, Memorandum de Tübingen 1961.

 [13]Forschungsstelle der Vereinigung Deutscher Wissenschaftler.

 [14]Deutscher Entwicklungsdienst.

 [15] voirnote 1

 [16] làaussi précurseur pour des évolutions sociales et mondiales qui de nos joursprennent concrètement formes.(http://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernance_mondiale)

 [17] dontle premier a donné lieu au premier chapitre de mon livre Sciences etimaginaire, 16 entretiens, Albin  Michel/Cité  des sciences et del’industrie, Paris, 1994 ; et le dernier fournissait la matière pour unefuture publication chez AnimaViva multilingüe, Andorre,  concernant sa Théoriequantique des Ure, grâce à une journée de travail d’un petit cercle franco-allemand de scientifiques autour de lui.

 [18] Bewusstseinswandel(Changement de la conscience), Hanser, Munich, 1988, chapitre ‘Monologue’.

 [19]Martin Kober, 2009 : Quantum Theory of Ur Objects and GeneralRelativity (http://arxiv.org/abs/0905.3828v3),  Cornell University Library.

 [20]Springer Verlag, Heidelberg.

 [21] Gemeinsam handeln, GuetersloherVerlagshaus;  2e edition, augmentée (1997)