L’avenir de la Création

La mission de remplir la terre et de la dominer, donnée au Sixième Jour, doit aujourd’hui être intégrée dans la perspective plus large de l’hepta-méron – « l’œuvre » en sept jours –, laissant le repos sabbatique assainir notre manière d’être et d’habiter le monde.

Nous vivons aujourd’hui dans des sociétés multiculturelles et donc avec une pluralité d’images et de visions du monde et de la vie. Comment oser se situer encore dans une tradition particulière comme celle de la Bible et adopter avec elle une perspective sur la totalité du réel référée à un Dieu créateur ? La question se pose d’autant plus que certains chercheurs ou vulgarisateurs s’appuient sur le prestige que leur procure le potentiel des sciences pour accréditer, auprès du public, les théories du big-bang, de l’évolution et du bigcrunch comme nouveau mythe de l’humanité. La mondialisation ne met pas seulement toutes ces représentations, religieuses ou non, en relation souvent conflictuelle et parfois violente ; elle commence aussi à nous avertir des limites de nos ressources, la plus essentielle étant celle de l’eau. Lentement naît ainsi, dans une partie de l’humanité, la conscience que nous n’avons qu’un seul monde et qu’il nous faut en prendre soin.