Le mot réel recouvre deux notions différentes. La première est celle du sens commun, à savoir que le réel est ce qui existe indépendamment de nous et de notre capacité de connaître. C'est l'interprétation traditionnelle qui a dominé jusqu'à la fin du XVIIIème siècle, grosso modo, Spinoza, au XVIIème siècle, définit la " substance " comme ce qui existe indépendamment de moi et que je peux essayer de connaître.Il y a une autre école de pensée qui met sous ce mot quelque chose de toutà fait différent. Les premiers frémissements apparaissent avec Descartes quand il estime possible de douter de l'existence même d'une réalité. Son approche l'amène à justifier l'existence du réel grâce à l'existence de Dieu qui ne peut pas avoir le dessein de nous tromper...
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La mécanique quantique est la science la plus mystérieuse, la plus contre-intuitive. Elle traite d’abord et avant tout du niveau le plus fondamental de la réalité, celui des particules (électrons, atomes, photons...), que l’on peut désigner métaphoriquement comme l’échelle de l’infiniment petit. La mécanique quantique a fait entrer dans la physique des concepts radicalement nouveaux : dualité onde-corpuscule, superposition d’états, probabilités et hasard, effet de l’observateur, etc. Apres avoir repris dans les 34 premières pages un résumé de son autre texte "Introduction à la mécanique Quantique" l'auteur aborde ici les différentes interprétations de la physique quantique et leurs conséquences philosophiques. Pour lire, cliquer sur le titre de cet article....
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Ce texte représente une tentative pour penser l’impossibilité de conclure la recherche d’un objet stable, dur, objectif et qui surait perdurer. On y défend l’idée d’une présence intuitive du sujet opérateur derrière toute forme de montage logique et la réalité constructive et inventive de nouveauté de toute acte de conscience, qui ne saurait être enfermé dans un protocole formel fermé et statique. On y montre que toute perception et expérience d’objet risque de s’enfermer dans une illusion qui le découperait entièrement de la conscience du sujet, que le réel a une nature processuelle et qu’il n’est jamais tant né, ou constitué, qu’il n’est natif. Finalement, un rapport est établi entre la prise de conscience de ce fait à l’aide de notions logiques et informatiques, et le signifié de ce que contiennent les affirmations dosmatiques et poétiques du prologue de l’évangile johannique....
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Bernard D’Espagnat présenta une conférence, ici résumée puis commentée par Jean Leroy, pour illustrer de quelle façon la mécanique quantique ne décrit pas la réalité en soi, qu’elle propose des énoncés qui pourtant sont objectifs, ne dépendant pas de la personnalité de l'observateur, ce qui sous-tend la notion d'objectivité faible. Il ne semble pas possible à objectivité faible des phénomènes microscopiques de se transformer en objectivité forte à l'échelle macroscopique, puisque l'univers est assemblage d’un nombre immense de phénomènes élémentaires. Pour lire, cliquer sur le titre de l'article....
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Il semble que l’heure soit au dialogue, après des siècles de conflit et de séparation, entre science et foi, ou science et théologie. Le « positi­visme » n’est plus de mise en philosophie, la science, post-quantique et post-gödelienne, s’est faite modeste ; les théologiens se sont mis à l’écoute de la science, qu’ils ont renoncée à contredire ou à régenter. Tout ne va-t-il pas pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Non. Je vais plaider une thèse qui va à l’encontre de cette tendance et montrer que, si elles sont bien comprises, la démarche scientifique et la démarche religieuse sont en fait inconciliables....
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Dans cet entretien, D’Espagnat expose que la mécanique quantique pose d'elle-même des questions philosophiques. Il présente la notion d’enchevêtrement comme une conséquence des axiomes de la mécanique quantique et insiste sur le fait qu’à ses yeux l’implication surprenante d'un enchevêtrement à grande distance est là pour y rester. Il expose comment avec la mécanique quantique on passe d’une physique descriptive à une physique prédictive. Il considère cependant qu’on doit refuser l’impasse sur la notion d’être et qu'il faut justifier la capacité du réel nous répondre « non ». Il élabore finalement quelques remarques vers une ontologie du mystère, où l’aspect d’incomplétude qui stimule l’approche symbolique et émotionnelle existerait non seulement dans l’art ou la littérature mais aussi dans la science. Pour lire, cliquer sur le titre de cet article....
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Il n'y a pas de consensus sur les capacités descriptives de la mécanique quantique. Seules ses capacités prédicitives sont admises sans trop de contestation. Le principe de réalisme, de l'existence d'une réalité extérieure est remis en cause. Le principe de localité ne s'applique plus de manière classique, une mesure faite à un endroit ne laissant pas sans conséquences un état de chose qui peut en être très éloigné. Il y a une abolition de la frontière entre physique et métaphysique. Il semble que le raisonnement des matérialistes qui invoquent la complétude du savoir pour se passer de Dieu est symétriquement repris par ceux qui se servient de l'incomplétude pour en appeler à lui. Finalement, nous sommes conduits à accepter la multiplicité des interprétations et à renoncer à la tentation d'une connaissance absolue....
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D’Espagnat a été amené par une analyse philosophique des sciences physiques à poser la question de savoir si le fond des choses se donne à l’homme. D’Espagnat voit un appel de l’Être dans ce fond des choses qui fait problème, se dévoile et se dissimule. Distinguant les domaines, il n’en reste pas moins que pour lui la question est née au contact des sciences....
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