Patrick Tort considère que la vision anthropologique de Darwin, en particulier ses idées sur l’importance de l’altruisme, a longtemps été faussée par des traductions influencées par le ‘darwinisme social’ de Spencer et Dalton. Entretien avec Patrick TORT à l’occasion de la sortie d’une nouvelle traduction de l’ouvrage "La Filiation de l’Homme" (The Descent of Man) réalisé sous sa direction. Niveau grand public instruit...
Lire la suite

'Rappelant le renversement apporté en 1983 par son livre La pensée hiérarchique et l'évolution dans le domaine de l'interprétation du darwinisme, Patrick Tort dresse ici contre le « darwinisme social » que l'on en croyait issu, la vérité, bien différente, de l’anthropologie de Darwin, qui ouvre à la réflexion sur les rapports nature/culture et nature/société des perspectives inédites. Cette vérité demeurée inaperçue (même de Marx et d'Engels) pendant plus d'un siècle, et mettant en scène une sélection qui, tendanciellement, s'auto-élimine au sein des sociétés « civilisées » — est celle de l’effet réversif de l'évolution.’ Niveau universitaire. Entretien avec Georges Guille-Escuret. dans L'Homme, 1988, tome 28, n°105. ‘La fabrication mythique des enfants’. p. 105-123....
Lire la suite

'Le premier Congrès international d'eugénique, tenu à Londres en juillet 1912, fut marqué par l'influence des idées de Darwin, de Galton et de Mendel, des expériences américaines et de l'anthropologie italienne. Mais les eugénistes français sont restés fidèles à la tradition du néo-lamarckisme et de l'hygiénisme social, quand ils ont fondé à Paris, en décembre 1912, la Société française d'eugénique.' Communication présentée à la séance du 19 mars 1983 de la Société française d'histoire de la Médecine....
Lire la suite

‘S’il n’est pas rare de faire jouer ‟l’étendard Darwin” tant comme caution naturaliste envers un système économique dit ‟libéral”, qu’afin de l’opposer à la vision religieuse ou anthropomorphique/centrique du monde, notre texte se focalisera sur l’utilisation, à mon sens problématique, de Darwin contre le ‟darwinisme social”. Une stratégie particulière envers cet anathème creux – car polymorphe – mais efficace a été développée par P. Tort, usant de "La Filiation de l’homme" afin de contrecarrer l’extension ‟simple” de la dynamique sélective au milieu humain civilisé. Or, nous pouvons estimer que P. Tort opère, ce faisant, un usage dialectique et illégitime de la pensée de notre savant.’ Paris 2009. Niveau universitaire....
Lire la suite

‘Cet article étudie le développement des réflexions de Darwin sur l’éthique, de ses Carnets de notes (1836-1844) à La filiation de l’homme (1871). Loin d’être un épiphénomène tardif, l’approche naturaliste de l’éthique de Darwin est largement dessinée dès 1840 : elle explique la convergence du sens moral (James Mackintosh) avec un critère d’utilité rétrospectif (William Paley révisé). Le travail ultérieur de Darwin clarifie la relation entre instincts et habitudes morales héréditaires, tout en soulignant le rôle central de la sympathie dans l’origine et l’évolution du sens moral.’ Archives de Philosophie, 2010/1 Tome 73, p. 93-118. Niveau universitaire....
Lire la suite

‘Ce que l'on appelle parfois encore "darwinisme social" est le fruit d'un malentendu : les théories désignées sous ce nom n'ont pratiquement rien à voir avec la théorie darwinienne de la sélection. Elles ont leur source dans une conception pré-darwinienne de la lutte pour la vie, que Darwin entendait dans un sens métaphorique tout autant interprétable en termes de solidarité et de dépendance. La compétition entre individus et la lutte entre races comme moteurs de l'histoire ne peuvent en aucune façon être qualifiées de "darwinisme". ’In: Espaces Temps, 84-86, 2004. ‘L'opération épistémologique. Réfléchir les sciences sociales.’ p. 91-105....
Lire la suite

‘La théorie darwinienne n’a pas seulement transformé l’ensemble des sciences du vivant, de l’échelle moléculaire à celle des grands équilibres écologiques. [...] Elle a aussi profondément transformé notre culture. Les dérives tragiques auxquelles elle a conduit au siècle dernier ont été à l’origine de l’émergence de l’éthique biomédicale moderne, d’une réflexion sur la meilleure façon de mettre les avancées de la connaissance au service de chacun, sans instrumentaliser ni emprisonner des personnes dans ce que l’on croit avoir appris sur elles. Chaque personne est toujours plus que ce qu’on peut en comprendre et en décrire.’ Conférence à l'Université de Nice-Sophia Antipolis, le 8 mars 2010. 72 minutes Niveau grand public instruit....
Lire la suite

‘Les héritiers et successeurs de Darwin, dit Jean-Claude Ameisen, 'vont trahir sa position morale. Ils vont se servir de la théorie de l'évolution du vivant, qui dit que nous sommes des animaux comme les autres, pour dire que beaucoup d'êtres humains ne sont pas des êtres humains comme les autres. Cela va être le début du darwinisme social, du darwinisme racial, du darwinisme sexiste, de l'eugénisme, de la stérilisation forcée de plusieurs dizaines de milliers de personnes dans des démocraties occidentales.' Intervention à l’Université CCI de Lille, le 2 septembre 2010. Durée 12:41. Niveau grand public. ...
Lire la suite