Présentation du livre «Le Christ et le cosmos. Incidence de la cosmologie moderne sur la théologie» (Paris, Desclée, 1993) de Jean-Michel Maldame. 'Muni d'une double formation en sciences dites exactes et en théologie, l'auteur s'est attaché à vérifier si les données fournies par la cosmologie nouvelle étaient susceptibles de renouveler ou d'enrichir la pensée de Dieu. Conformément à la promesse du titre, il fait dialoguer le cosmos et le Christ - tel est l'ordre qu'il suit - en deux parties distinctes. La première traite de «L'homme et le cosmos», la seconde, de «Jésus ressuscité, sauveur du monde».Dans Revue belge de philologie et d'histoire, Année 1995, Volume 73, Numéro 1, p. 227 - 228...
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Lévinas voyait une force dans l’idée d’ex nihilo, parce qu’elle signifie que ce qui est issue du Père lui est en même temps autre; homme peut se séparer de son créateur jusqu’à l’athéisme. Blondel fait de la nature le lien entre Dieu et l’homme, mais aussi une distance entre Dieu et l’homme. Dilemme naturalisme-anti-naturalisme caractérise la réflexion contemporaine. S’origine par la destruction du cosmos antico-médiéval. Descartes fait du monde quelque chose vide de toute dimension théophanique. Pascal partage une frayeur devant l’infini, et ancre connaissance de Dieu dans révélation et non dans théologie naturelle. Disparition dans la pensée chrétienne de la dimension cosmologique à une réduction à l’anthropologie. Cela conduit à une divinisation de la nature. C. Godin, par exemple, pense que la christianisme a fait de la nature quelque chose de créé, mais aussi condamné. Exigence de retrouver une voie théophanique. Il faut sortir du dile...
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Partie 3 Les Grecs exigent de penser une matière comme manque et indigence, et à côté un Dieu qu’ils n’arrivent que rarement à penser comme bon. Pour les Pères de l’Église, la matière toute puissante mettrait en cause la tout-puissance de Dieu. L’ordre du monde doit être bien affirmé pour qu’on puisse penser le désordre comme une exception confrmant la règle. L’idée de création ex nihilo se trouve dans la Bible, mais portée dans un ensemble où on retrouve deux traditions, une qui est exnihiliste, et une tradition sapientielle. H. Bergson pense la causalité psychique, élan vital qui traverse toute la nature, origine de son organisation, évolution est une expérience de la création, il fait de la création quelque chose d’empirique, dont nous faisons constamment l’expérience....
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Partie II. La création en sciences. C. Venter « crée » un chromosome synthétique, activé et inséré dans une bactérie, et utilise le mot « création » pour cet ADN de synthèse. Est-ce significatif ? Dans le texte de Darwin (Origine des espèces), le terme « création » est utilisé en des sens différents. Darwin croyait en un Dieu créateur. Dans un 2e sens, l’idée de création intervient au moment de l’apparition du 1er être vivant (1e et 2e éds.), une 3e conception est déiste : Dieu imprime des lois qui régissent la création, abolit la distinction nature et création, alors qu’un 4e sens est métaphorique, espèces « créées » (jusqu’à la 5e édition), puis, vers fin de sa vie, Darwin s’en sert pour parler de la fonction de la sélection naturelle qui « crée »; ce dernier usage a permis aux milieux chrétiens de bien accueillir la théorie. En astrophysique, certains scientifiques tel que F. Hoyle ont proposé des modèles nommés "création co...
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La création est présentée comme acte d’un Dieu tout-puissant, elle vient de Dieu seul. L’Église donne aussi à cette idée une base trinitaire, la personne du Fils est créatrice, douée d’une fonction médiatrice. Les anciens conciles ont rappelé la bonté de toute chose créée. Ils ont aussi affirmé l'existance d'une transcendance radicale. Face à l’nterprétation panthéiste de l’évolution par E. Haeckel, le concile du Vatican défendra la différence entre création et créateur. Également la confiance dans la capacité de la raison de rechercher la vérité. L’idée de création est présentée par Vatican II comme appelant l’engagement de l’homme. L’idée de création s’anracine dans une réflexion sur le salut. Les définitions du Magistère ne concernent pas les données qui pourraient relever des sciences positives....
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Dans une vision déiste, il faut un grand architecte, quelque chose de plus, et l’on se dépêche de dire que c’est Dieu. Il semble mieux avisé de voir la science comme une recherche spirituelle et, si Dieu n’est pas au bout comme un objet physique, il se montre dans la quête symbolique. Prouver Dieu en ferait une évidence, ce qui le rendrait banal. Le Dieu de la Bible n’est pas de l’ordre de la preuve, il s’« éprouve »....
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La révolution scientifique du dix-septième siècle a amené avec elle une façon renouvelée de concevoir l'ordre naturel. La notion de création et son corollaire, le règne divin universel, fournirent aux pères de la science moderne le cadre théologique qui leur permit d'exprimer leur vision nouvelle de l'ordre naturel et l'introduction de l'idée de lois de la nature. Sur l'arrière-fond des débats sur les rapports entre création et théories scientifiques sur le devenir de l'univers et des êtres vivants, il est pertinent de signaler le lieu précis dans lequel intervenaient ces considérations théologiques : elles ne tiraient pas avantage des trous de l'explication scientifique, mais se situaient en amont de l'activité scientifique elle-même, en lui fournissant un sous-bassement métaphysique favorable au dépassement de la science aristotélicienne....
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Dans une vision déiste, il faut un grand architecte, quelque chose de plus, et l’on se dépêche de dire que c’est Dieu. Il semble mieux avisé de voir la science comme une recherche spirituelle et, si Dieu n’est pas au bout comme un objet physique, il se montre dans la quête symbolique. Prouver Dieu en ferait une évidence, ce qui le rendrait banal. Le Dieu de la Bible n’est pas de l’ordre de la preuve, il s’« éprouve »....
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