Cette semaine le monde catholique est en train de célèbrer le Corps et Sang du Christ réellement présent dans l'eucharistie - notion centrale pour la foi, évidemment irrecevable pour le matérialisme philosophique, sur laquelle les avis des églises chrétiennes se divisent, surtout celles issues de la Réforme du XVIe siècle (où la Présence Réelle fut notamment l'objet d'un âpre débat entre Martin Luther, qui l'affirma, et le réformateur suisse Ulrich Zwingli, qui considéra les éléments eucharistiques comme de simples signes). On pourrait imaginer qu'il s'agit ici d'une querelle entre croyances théologiques en principe irrésoluble par la science, étant donné qu'il serait question de croyances rivales concernant l'action invisible de Dieu, un domaine où il manquerait les données empiriques pour une enquête scientifique selon le célèbre critère poppérien de la falsifiabilité. Du point de vue du dialogue entre science et religion, il est donc intéressant de vo...
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« Nature and Beyond » / « Dieu transcendant, Dieu immanent dans la nature » Deux ans après le XVIème Colloque européen sur les sciences et la théologie à Łódź en Pologne sur le thème : « Sommes-nous spéciaux ? Science et théologie interrogent le caractère unique de l’homme », la XVIIème édition du Colloque aura lieu du 18 au 22 avril 2018 à Valpré, dans la ville de Lyon, organisée par la Société européenne pour l'étude des sciences et de la théologie (ESSSAT) et l'Université Catholique de Lyon avec le soutien de la Templeton World Charity Foundation, la Société Internationale pour Science & Religion et la Communauté « Mission de France ». Renseignements: [email protected]
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Le prochain colloque du réseau Blaise Pascal « Sciences, Cultures et Foi » aura lieu à l’Enclos Rey (57 rue Violet 75015 PARIS) du samedi 25 mars 2017 à 11h au dimanche 26 à 16h.Il comprendra les conférences de Jean-Michel Maldamé (théologien, Institut Catholique, Toulouse), Benoit Bourgine (théologien, Université Catholique, Louvain), Philippe Deterre (prêtre Mission de France, Centre d’Immunologie et des Maladies Infectieuses, Paris) et Philippe Gagnon (philosophe et théologien, Centre Théologique de Meylan-Grenoble)....
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[...]'Le dialogue de la théologie avec la science peut-il constituer une nouvelle science ? Il existe une tendance aujourd’hui à assumer le dialogue entre la théologie et la science au niveau strictement académique, en essayant de construire à partir de cette démarche une nouvelle discipline (scientifique), dénommée le plus souvent « science et religion ». On assiste dans ce contexte à l’émergence d’un nouveau type de « savant », capable de manipuler habilement concepts et idées scientifiques et théologiques, et de les intégrer dans un édifice imposant, sans pour autant avoir acquis une double compétence véritable, théologique et scientifique. Quand nous disons : compétence théologique, nous ne parlons pas de l’acquisition intellectuelle et conceptuelle d’un savoir d’ordre religieux, certainement possédé par notre chercheur, mais du produit de l’expérience de la grâce divine surgissant dans la vie ecclésiale, et par rapport à laquelle la manip...
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"Au terme de cette étude, il semble établi que Duhem, dont on a voulu faire, tour à tour, un aristotélicien, un néo-thomiste, un kantien, un positiviste, voire un blondélien, est en réalité, et avant tout autre choix, un pascalien. Non seulement dans la mesure où il s'est inspiré, dans sa vie personnelle comme dans son oeuvre, de l'auteur des Pensées, mais, plus fondamentalement encore, dans la mesure où sa doctrine peut être considérée comme l'actualisation et le commentaire, par un savant-philosophe du XIXe siècle, de ce qu'avait jadis suggéré Pascal." Dans Revista Portuguesa de Filosofia 63 (2007), 275-307. Niveau universitaire. Pour lire, cliquer sur le titre de cet article....
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"[L]e phénoménalisme duhémien ne résout pas tous les problèmes et n'est pas suffisant, car il laisse désespérément sans réponse l'exigence propre à tous les scientifiques de chercher une vérité objective, d'être réalistes. Le phénoménalisme, chez Duhem, ne peut être une philosophie, parce qu'il ne saurait nous satisfaire complètement. Pour Stoffel, il est une stratégie, une méthodologie qui permet de séparer science et religion, en les mettant à l'abri l'un de l'autre, mais qui laisse injustifié le problème de la réalité objective." Dans Revue Philosophique de Louvain. Quatrième série, Tome 102, N°3, 2004. p. 505-512. Niveau universitaire. Pour lire, cliquer sur le titre de cet article....
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[U]n véritable dialogue entre science et spiritualité exige que beaucoup de lumière soit apportée sur les concepts dont on se sert, qu’on les nettoie de toutes nos projections ou de nos envies (même les plus apparemment légitimes), et qu’on veuille bien s’évader des raccourcis de pensée qui nous marquent tant aujourd’hui…' Article de Michel Cazenave (février 2014) mis à la disposition de Cèdres Réflexion (Suisse). Niveau grand public instruit. Pour lire l'article, cliquer sur le titre de ce post....
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