J. Arnould commence par reprendre l’ordre de succession du célèbre apologue de Freud, mettant en scène Copernic, Darwn et Freud lui-même. Après un succès pragmatique, les idées de Copernic ayant servi à l’élaboration des calendriers et tables astronomiques, il a fallu plus d’un siècle pour que la révolution copernicienne suscite une réaction à sa hauteur, le procès de Galilée. Jamais l’humanité n’a possédé entre ses mains autant de maîtrise et de pouvoir sur la nature, la sienne comme celle qui l’entoure. Ce n’est plus seulement notre univers et notre Terre qui ont été, pour le dire d’un mot, mis « en mouvement », mais jusqu’à notre humanité. La perte d’influence de la culture chrétienne au sein du monde occidental est sans doute liée à cette évolution des idées. Si créer c’est amener à l’être et à partir du néant une réalité nouvelle, confesser que Dieu est le « Créateur du ciel et de la terre », c’est confesser que « ...
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Le scientifique fait partie de la nature qu’il analyse, et il ne faut pas s’attendre, lorsqu’on l’a compris, à ce qu’il lui soit possible d’avoir le dernier mot. Le scientifique est amené à penser le monde davantage à partir de la catégorie de relation que celle de substance délimitée. Y a-t-il des postures communes entre le travail des scientifiques et celui des théologiens ? Il se trouve que la tradition de la théologie apophatique a des ressources à offrir. La raison y montre ses limites à l’approche du mystère, ainsi que son imcomplétude. Reconnaissance des limites qui ouvre l’homme à d’autres possibilités de connaissance. La victoire de la raison, qui pourtant a reconnu son incomplétude, est donnée lorsqu’elle comprend que le mot ultime se donne....
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‘En 1907, Pie X, dans l'encyclique Pascendi dominici gregis, condamnait le modernisme,"synthèse de toutes les hérésies". Pendant tout le début du XXe siècle, la crise moderniste va empoisonner la vie de l'Église.’ Dans La Croix, 29 décembre 2007. Niveau grand public instruit. Pour lire, cliquer sur le titre de cet article....
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Le philosophe américain Philip Clayton nous expose les différentes manières de relier science et religion et leur développement actuel, spécialement dans des domaines où des controverses peuvent exister tel que la nature de la conscience humaine ou l'évolution de la vie. Il s'entretient ensuite avec Jean Staune en évoquant leur réalisation commune dans le domaine science et religion et l'impact qu'elles ont pu avoir pour initier un nouveau champs de recherche académique. ...
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‘Ernst Troeltsch, Adolf von Harnack, Alfred Loisy, Maurice Blondel, chacun à sa façon et sur la base d'une culture différente, ont cherché à pousser la méthode historique à reconnaître la vérité du christianisme. Cela entraînait au moins deux conséquences : que la religion s'en trouvait plus ou moins profondément modifiée ; que la méthode historique se doublait d'une philosophie de l'histoire, qui devait fournir le soubassement, le soutien herméneutique. Mais la menace, ou, si l'on veut, l'avertissement de Renan reste sur le fond de la discussion. Le monde a changé: les procès de rationalisation qui sont en cours dans toutes les sphères de la vie humaine et qui, vraisemblablement, seront poussé jusqu'au-bout, donnent une configuration particulière au monde moderne.’ Dans Revue de l'histoire des religions, tome 220 n°2, 2003. pp. 209-233. Niveau universitaire....
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L'astrophysicien Nidhal Guessoum critique ici ceux qui pensent que l'on peut trouver des résultats de la science moderne dans le Coran, en déformant ou modifiant le sens que l'on attribuait à certains versets avant l'époque moderne, ou en rapprochant différents versets les uns des autres. Cela est contraire à l'esprit même du Coran quand il parle des sciences. En effet, il nous encourage à observer la nature, à comprendre par nous-même comment fonctionne le monde, et non à rechercher des solutions déjà écrites. ...
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La science est comme un outil, elle n'est pas bonne ou mauvaise en soi. Or les mauvais usage de la science que ce soit dans le nucléaire, l'eugénisme ou les bio-technologies sont potentiellement mortels pour l'humanité. C'est pourquoi la science a besoin de l'éclairage éthique que peuvent lui apporter les différentes spiritualités, puisqu'elle ne contient pas par elle- même les bases nécessaires pour traiter des questions éthiques ...
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Après nous avoir présenté quelques unes des idées des penseurs tels que Al Farouki et Zardar, Nidhal Guessoum analyse ce que peut recouvrir la notion de "science islamique". Si l’on peut envisager des modifications de certaines sciences humaines comme l’anthropologie, qui ont été créées dans des contextes occidentaux spécifiques, une « cosmologie islamique » ne différera au rien au plan scientifique de la cosmologie actuelle. C’est au niveau de l’interprétation et l’approche philosophique de la discipline qu’une dimension islamique pourra être développée. L’expression "science islamique" ne peut donc concerner la science elle-même qui est unique, mais son interprétation. ...
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‘Il faut remettre à l'ordre du jour la critique de la religion comme aliénation. Et l'attitude critique vis-à-vis des vérités soi-disant révélées peut et doit s'étendre petit à petit à toutes les « abstractions » qui sont en réalité des constructions humaines mais qui, une fois réifiées, s'imposent aux hommes comme des fatalités extérieures qui les empêchent de devenir réellement maîtres de leur sort [...] La critique de la religion reste une étape irremplaçable dans la transformation de cette « vallée de larmes » en un monde véritablement humain, débarrassé à la fois de ses dieux et de ses maîtres.’ Dans : « Où va Dieu ? » Revue de l'Université Libre de Bruxelles, Complexe, Bruxelles, 1999. Consultable en ligne. Niveau grand public instruit. Perspective matérialiste....
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Partie III. Les Grecs exigent de penser une matière comme manque et indigence, et à côté un Dieu qu’ils n’arrivent que rarement à penser comme bon. Pour les Pères de l’Église, la matière toute puissante mettrait en cause la tout-puissance de Dieu. L’ordre du monde doit être bien affirmé pour qu’on puisse penser le désordre comme une exception confrmant la règle. L’idée de création ex nihilo se trouve dans la Bible, mais portée dans un ensemble où on retrouve deux traditions, une qui est exnihiliste, et une tradition sapientielle. H. Bergson pense la causalité psychique, élan vital qui traverse toute la nature, origine de son organisation, évolution est une expérience de la création, il fait de la création quelque chose d’empirique, dont nous faisons constamment l’expérience....
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