Jean-Michel Maldamé commence en citant des propos du pape Jean-Paul II au sujet de la théorie de l'évolution, considérée comme «plus qu'une hypothèse», dans un message à l'Académie pontificale des Sciences le 22 octobre 1996. L'article examine la relation entre philosophie, métaphysique et sciences de la nature, soulignant la nécessité de distinguer l'usage philosophique de termes comme l'«émergence» de leur signification conceptuelle en science, ainsi que le besoin d'articuler les ordres de causalité en parlant des processus naturels. Pour le philosophe, «la venue à l'existence de l'homme est irréductible aux autres émergences.» La théologie chrétienne radicalise les propos philosophiques en lisant le monde à partir de la plénitude de son achèvement dans le Verbe incarné, Jésus-Christ. Les explications scientifiques et scientifiques qui reconnaissent le rôle du hasard et de la contingence ne sont pas incompatibles avec la reconnaissance d'une finalité pa...
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Pascal se laisse questionner, surtout sur fond d’affaire Galilée, est amené à reconnaître la puissance de la raison en même temps que ses limites. Le Dieu qui se donne dans la charité ne se dévoile que suite à ce travail intérieur qui conduit à préciser les limites de la raison. Pascal fait l’expérience de s’abandonner à Dieu pour devenir soi. Au terme, c’est la raison elle-même qui montre ses propres limites, ce qui indique que cette même reconnaissance peut être libératrice et permettre de connaître plus....
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Cardinal Poupard (repris du discours à l’Académie Pontificale des Sciences, 1992): 'Héritiers de la conception unitaire du monde, qui s’imposerait universellement jusqu’à l’aube du 17ème siècle, certains théologiens contemporains de Galilée n’ont pas su interpréter la signification profonde non littérale des écritures lorsqu’elles décrivent la structure physique de l’univers créé, ce qui les conduisit à transposer indûment une question d’observation factuelle dans le domaine de la foi.’ Débat de clôture du cycle de conférences « Il était une fois des sciences …» organisé par Jérôme PEREZ  ENSTA - Laboratoire de Mathématiques Appliquées du 12 décembre 2001 au 27 Mars 2002. Niveau grand public instruit. Texte consultable en ligne....
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Entretien avec Elisabeth de Fontenay au sujet de la relation de l'homme aux autres animaux et les droits de ces derniers. Résumé: «Déconstruire la tradition théologique et métaphysique du « propre de l’homme », c’est concevoir le passage de l’animalité à l’humanité comme un continuum, et rejeter ainsi cet anthropocentrisme radical, propre à la modernité occidentale, qui nie aux animaux la possession d’une âme et les ravale ainsi au rang de choses. Avec les conséquences que l’on sait. Une réflexion qui s’inspire notamment de l’École de Francfort et de la philosophie française contemporaine (Deleuze, Lyotard, Derrida, Foucault).» Article assez critique envers les trois monothéismes, surtout le christianisme. Dans Pouvoirs, 2009/4 n° 131, p. 19-27.Niveau universitaire. Pour lire, cliquer sur le titre de l'article....
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Le scientifique fait partie de la nature qu’il analyse, et il ne faut pas s’attendre, lorsqu’on l’a compris, à ce qu’il lui soit possible d’avoir le dernier mot. Le scientifique est amené à penser le monde davantage à partir de la catégorie de relation que celle de substance délimitée. Y a-t-il des postures communes entre le travail des scientifiques et celui des théologiens ? Il se trouve que la tradition de la théologie apophatique a des ressources à offrir. La raison y montre ses limites à l’approche du mystère, ainsi que son imcomplétude. Reconnaissance des limites qui ouvre l’homme à d’autres possibilités de connaissance. La victoire de la raison, qui pourtant a reconnu son incomplétude, est donnée lorsqu’elle comprend que le mot ultime se donne....
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J. Arnould commence par reprendre l’ordre de succession du célèbre apologue de Freud, mettant en scène Copernic, Darwn et Freud lui-même. Après un succès pragmatique, les idées de Copernic ayant servi à l’élaboration des calendriers et tables astronomiques, il a fallu plus d’un siècle pour que la révolution copernicienne suscite une réaction à sa hauteur, le procès de Galilée. Jamais l’humanité n’a possédé entre ses mains autant de maîtrise et de pouvoir sur la nature, la sienne comme celle qui l’entoure. Ce n’est plus seulement notre univers et notre Terre qui ont été, pour le dire d’un mot, mis « en mouvement », mais jusqu’à notre humanité. La perte d’influence de la culture chrétienne au sein du monde occidental est sans doute liée à cette évolution des idées. Si créer c’est amener à l’être et à partir du néant une réalité nouvelle, confesser que Dieu est le « Créateur du ciel et de la terre », c’est confesser que « ...
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Le Cardinal Poupard revient sur le cas Galilée: "La relecture des documents d'archives le montre encore une fois: tous les acteurs d'un procès, sans exception, ont droit au bénéfice de la bonne foi, en l'absence de documents extra-processuels contraires. Les qualifications philosophiques et théologiques abusivement données aux théories alors nouvelles sur la centralité du soleil et la mobilité de la terre furent la conséquence d'une situation de transition dans le domaine des connaissances astronomiques, et d'une confusion exégétique concernant la cosmologie." Dans Pontifical Academy of Sciences: Plenary Session 1992, p. 449-453. Niveau grand public instruit. Pour lire le texte intégral du discours, cliquer sur le titre de cet article. ...
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Cet ouvrage est une contribution à l’éthique évolutionniste, un courant de pensée dont les débuts remontent à la seconde moitié du 19è siècle et qui s’inspire des connaissances de la biologie de l’évolution pour aborder les questions éthiques (genèse de la moralité, métaéthique, fondement des principes moraux). L’éthique évolutionniste comprise dans son sens contemporain est un domaine de pensée à la fois riche et complexe, imprégné non seulement des idées de Darwin mais également de données et outils théoriques issus de sciences aussi variées que la biologie de l’évolution, la théorie des jeux, la psychologie, la neurologie, l’anthropologie, l’économieempirique ou les sciences cognitives en général. Ainsi ce courant peut être considéré comme un emblème de l’interdisciplinarité. Cet ouvrage présente une large palette de théories et données scientifiques sur lesquelles reposent les réflexions menées en éthique évolutionniste. Il...
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Remarques du Cardinal Roger Etchegaray au sujet de perspectives futures lors de la clôture du colloque 'Via Humanitatis' à l'Académie Pontificale des Sciences, 19-21 avril 2013. Durée 8:37. Transcription http://www.casinapioiv.va/content/accademia/en/events/2013/viahumanitatis/cloture.html‘Pour comprendre l’homme aujourd’hui, il faut le prendre avant même ses origines. Nous connaissons la pensée de Pascal : «Qu’est-ce que l’homme dans la nature ? Unnéant à l’égard de l’infini, un tout à l’égard du néant … L’homme n’est qu’un réseau, le plus faible de la nature, mais un réseau pensant. La grandeur de l’homme est grande en ce qu’il se connaît misérable».’ ...
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