Au moment même où se constitue la figure moderne de la science (et aussi grâce à lui), Pascal lui fixe une règle absolue : la science et la foi ne diffèrent de méthode que parce qu'elles portent sur des domaines radicalement différents. L'ordre de l'esprit et l'ordre du coeur, la vérité scientifique et la charité ne se contredisent ni ne se confirment. Face à la charité, la science reste indépendante mais aussi en attente de sens et de finalité.' Dans Communio (1983°, p. 77-84. Niveau grand public. Article partiellement consultable en ligne à http://www.communio.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=1912:19834077-la-science-et-son-ordre-pascal&catid=199:19834-sciences-culture-et-foi&Itemid=117 ...
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Article légèrement satirique qui répond aux célèbres critiques émises par Lynn White en 1967 envers le supposé l'anthropocentrisme de la tradition chrétienne, dans lequel Jacques Arnould propose un statut intermédiaire pour l'humanité qui éviterait les pièges de l'anthropocentrisme et du cosmocentrisme, en citant le psaume huit de la Bible. Selon ce texte à résonance cosmique, l'homme est à la fois «presque dieu» et presque indigne de l'attention du Créateur. En reconnaissant le bien-fondé partiel des critiques de White adressées à la tradition judéo-chrétienne, il propose les figures de Noé et de François d'Assise comme emblématiques d'une lecture écologiquement responsable des textes bibliques. Dans Pardès 2005/2 (N° 39), p. 211-219. Texte consultable en ligne. Niveau grand public instruit....
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Le neurobiologiste Alain Prochiantz, titulaire de la chaire «Processus morphogénétiques» du Collège de France, aborde dans une perspective rigoureusement matérialiste le sujet de la spécificité de l'homme en soulignant que la question n'est pas "être OU ne pas être un animal" mais "être ET ne pas être un animal". Le philosophe et éthologue Dominique Lestel revient sur la question du "propre de l'homme" en examinant à la lumière des dernières recherches la validité de l'idée que la différence entre les hommes et les autres animaux réside dans l'utilisation des outils, le langage ou la production artistique. Voyant les résultats ambigus de ces recherches, on aurait besoin d'approfondir notre réflexion philosophique sur cette question avant de nous prononcer de manière définitive sur le propre de l'homme. Durée 75 minutes. Niveau grand public. ...
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Les nouvelles approches du réel, à commencer par la physique quantique nous montrent que nous ne pouvons pas posséder celui-ci en totalité. Cette incomplétude est source de dialogue interdisciplinaire: scientifiques, croyants et artistes peuvent ainsi se retrouver pour échanger les quelques lueurs que leurs approches sont susceptibles de leu apporter concernant la réalité ultime. ...
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L’assaut des fondamentalistes protestants, musulmans ou traditionalistes catholiques a remis les polémiques entre «science et foi» au premier rang des débats publics. Les esprits laïcs militants attaquent l’Église catholique, car, pour eux, toutes les références religieuses sont sur le même plan. Il importe donc de bien manifester la rigueur de la pensée catholique et de bien dire sa spécificité en la distinguant fermement des diverses dérives fondamentalistes (ce qui n’est pas difficile) ou apologétiques (ce qui est plus délicat).' Fiche n°133, Service national famille et société, Conférence des évêques de France, janvier 2009. Niveau grand public....
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Jean-Michel Maldamé présente le livre de François EUVE, 'Darwin et le christianisme. Vrais et faux débats' (Buchet-Chastel, Paris, 2009), soulignant sa contribution positive au débat dans un contexte où, selon Maldamé, certains catholiques ont rejoint les thèses fondamentalistes de cercles radicaux protestants et musulmans. Le projet théologique de l'ouvrage propose de montrer la «fécondité de la théologie de la création» en faisant appel à des auteurs tels que Karl Rahner, Jürgen Moltmann et John Haught. Recherches de Science Religieuse 98, 2010, p. 103-106. Niveau universitaire....
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L’incapacité pour l’homme d’avoir le dernier mot sur le réel qu’il étudie n’est pas une défaite. mais une condition d’ouverture. La science a été amenée à définir à l’intérieur de son propre domaine un sens opératoire d’incertitude, si bien qu’il n’y est plus incongru de reconnaître que le savant « sait qu’il ne sait pas ». Ceci peut devenir chemin de vie lorsque pratiqué en interaction avec d’autres. Il y a invitation à la rencontre d’un Dieu tout autre. et plus intime à nous que nous-même....
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Article du Louis PERNOD, pasteur protestant de formation scientifique à l'Eglise réformée de l'Etoile:'La science peut avoir un effet de purification de la théologie, en la débarrassant de toute pensée non adaptée au monde ou à la réalité psychologique de l’homme. Ainsi, s’il est inconcevable scientifiquement qu’il puisse y avoir un Dieu agissant à l’encontre des lois de la nature, alors prenons-en acte et enlevons ce bazar inutile et encombrant de nos croyances. Une bonne théologie doit être adaptée au monde, être pertinente et efficace. Pertinente par rapport à notre réalité biologique et psychologique, et efficace par rapport au fonctionnement du monde. Croire que par la prière on pourrait changer la météo peut être une tentation dans laquelle la religion est souvent tombée ; aujourd’hui nous savons que ce n’est pas possible alors renonçons-y. Certes, bien des gens y ont déjà renoncé, mais il faut aller plus loin, dans les domaines de la fécon...
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