Entretien avec Elisabeth de Fontenay au sujet de la relation de l'homme aux autres animaux et les droits de ces derniers. Résumé: «Déconstruire la tradition théologique et métaphysique du « propre de l’homme », c’est concevoir le passage de l’animalité à l’humanité comme un continuum, et rejeter ainsi cet anthropocentrisme radical, propre à la modernité occidentale, qui nie aux animaux la possession d’une âme et les ravale ainsi au rang de choses. Avec les conséquences que l’on sait. Une réflexion qui s’inspire notamment de l’École de Francfort et de la philosophie française contemporaine (Deleuze, Lyotard, Derrida, Foucault).» Article assez critique envers les trois monothéismes, surtout le christianisme. Dans Pouvoirs, 2009/4 n° 131, p. 19-27.Niveau universitaire. Pour lire, cliquer sur le titre de l'article....
Lire la suite


Le scientifique fait partie de la nature qu’il analyse, et il ne faut pas s’attendre, lorsqu’on l’a compris, à ce qu’il lui soit possible d’avoir le dernier mot. Le scientifique est amené à penser le monde davantage à partir de la catégorie de relation que celle de substance délimitée. Y a-t-il des postures communes entre le travail des scientifiques et celui des théologiens ? Il se trouve que la tradition de la théologie apophatique a des ressources à offrir. La raison y montre ses limites à l’approche du mystère, ainsi que son imcomplétude. Reconnaissance des limites qui ouvre l’homme à d’autres possibilités de connaissance. La victoire de la raison, qui pourtant a reconnu son incomplétude, est donnée lorsqu’elle comprend que le mot ultime se donne....
Lire la suite

J. Arnould commence par reprendre l’ordre de succession du célèbre apologue de Freud, mettant en scène Copernic, Darwn et Freud lui-même. Après un succès pragmatique, les idées de Copernic ayant servi à l’élaboration des calendriers et tables astronomiques, il a fallu plus d’un siècle pour que la révolution copernicienne suscite une réaction à sa hauteur, le procès de Galilée. Jamais l’humanité n’a possédé entre ses mains autant de maîtrise et de pouvoir sur la nature, la sienne comme celle qui l’entoure. Ce n’est plus seulement notre univers et notre Terre qui ont été, pour le dire d’un mot, mis « en mouvement », mais jusqu’à notre humanité. La perte d’influence de la culture chrétienne au sein du monde occidental est sans doute liée à cette évolution des idées. Si créer c’est amener à l’être et à partir du néant une réalité nouvelle, confesser que Dieu est le « Créateur du ciel et de la terre », c’est confesser que « ...
Lire la suite

Le Cardinal Poupard revient sur le cas Galilée: "La relecture des documents d'archives le montre encore une fois: tous les acteurs d'un procès, sans exception, ont droit au bénéfice de la bonne foi, en l'absence de documents extra-processuels contraires. Les qualifications philosophiques et théologiques abusivement données aux théories alors nouvelles sur la centralité du soleil et la mobilité de la terre furent la conséquence d'une situation de transition dans le domaine des connaissances astronomiques, et d'une confusion exégétique concernant la cosmologie." Dans Pontifical Academy of Sciences: Plenary Session 1992, p. 449-453. Niveau grand public instruit. Pour lire le texte intégral du discours, cliquer sur le titre de cet article. ...
Lire la suite

Cet ouvrage est une contribution à l’éthique évolutionniste, un courant de pensée dont les débuts remontent à la seconde moitié du 19è siècle et qui s’inspire des connaissances de la biologie de l’évolution pour aborder les questions éthiques (genèse de la moralité, métaéthique, fondement des principes moraux). L’éthique évolutionniste comprise dans son sens contemporain est un domaine de pensée à la fois riche et complexe, imprégné non seulement des idées de Darwin mais également de données et outils théoriques issus de sciences aussi variées que la biologie de l’évolution, la théorie des jeux, la psychologie, la neurologie, l’anthropologie, l’économieempirique ou les sciences cognitives en général. Ainsi ce courant peut être considéré comme un emblème de l’interdisciplinarité. Cet ouvrage présente une large palette de théories et données scientifiques sur lesquelles reposent les réflexions menées en éthique évolutionniste. Il...
Lire la suite

Remarques du Cardinal Roger Etchegaray au sujet de perspectives futures lors de la clôture du colloque 'Via Humanitatis' à l'Académie Pontificale des Sciences, 19-21 avril 2013. Durée 8:37. Transcription http://www.casinapioiv.va/content/accademia/en/events/2013/viahumanitatis/cloture.html‘Pour comprendre l’homme aujourd’hui, il faut le prendre avant même ses origines. Nous connaissons la pensée de Pascal : «Qu’est-ce que l’homme dans la nature ? Unnéant à l’égard de l’infini, un tout à l’égard du néant … L’homme n’est qu’un réseau, le plus faible de la nature, mais un réseau pensant. La grandeur de l’homme est grande en ce qu’il se connaît misérable».’ ...
Lire la suite

Malgré leurs échecs répétés, les thèses créationnistes ne cessent de resurgir outre-Atlantique. Le phénomène est typiquement américain, mais ses implications dépassent largement les péripéties de la politique intérieure des Etats-Unis. C’est un fait, parfois sous-estimé en France, que les découvertes de Darwin obligent à reconsidérer sérieusement la vision chrétienne de l’homme....
Lire la suite

Le philosophe américain Philip Clayton nous expose les différentes manières de relier science et religion et leur développement actuel, spécialement dans des domaines où des controverses peuvent exister tel que la nature de la conscience humaine ou l'évolution de la vie. Il s'entretient ensuite avec Jean Staune en évoquant leur réalisation commune dans le domaine science et religion et l'impact qu'elles ont pu avoir pour initier un nouveau champs de recherche académique. ...
Lire la suite

À partir du siècle des Lumières et jusqu’à nos jours, le cas Galilée a constitué une sorte de mythe, dans lequel l’image que l’on s’était forgée des événements était passablement éloignée de la réalité. Dans cette perspective, le cas Galilée était le symbole du prétendu refus par l’Église du progrès scientifique, ou bien de l’obscurantisme «dogmatique» opposé à la libre recherche de la vérité. Ce mythe a joué un rôle culturel considérable; il a contribué à ancrer de nombreux scientifiques de bonne foi dans l’idée qu’il y avait incompatibilité entre, d’un côté, l’esprit de la science et son éthique de recherche et, de l’autre, la foi chrétienne. Une tragique incompréhension réciproque a été interprétée comme le reflet d’une opposition constitutive entre science et foi. Les élucidations apportées par les récentes études historiques nous permettent d’affirmer que ce douloureux malentendu appartient désormais au pass...
Lire la suite