Document papal essentiel pour la compréhension des enjeux de la "crise moderniste" à l'intérieur de l'Eglise Catholique au début du XXe siècle. "Par un malheur vraiment lamentable, notre temps, qui ne souffre aucun frein, s'attache souvent, dans la recherche des vérités supérieures, à des nouveautés au point que, délaissant ce qui est en quelque sorte l'héritage du genre humain, il tombe dans les plus graves erreurs. Ces erreurs sont beaucoup plus dangereuses s'il s'agit des sciences sacrées, de l'interprétation de la Sainte Écriture, des principaux mystères de la foi. Or, il est vivement déplorable qu'on rencontre, même parmi les catholiques, un assez grand nombre d'écrivains qui, sortant des limites fixées par les Pères et par la Sainte Église elle-même, poursuivent, sous prétexte d'interprétation plus approfondie et en se réclamant du point de vue historique, un prétendu progrès des dogmes qui, en réalité, en est la déformation." Pour lire le document ...
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Du génie scientifique qui s'est révélé très tôt par son Traité des sons qu'il a écrit à l'âge de douze ans et la première machine à calculer qu'il a inventé à dix-neuf, à la nuit de « feu », où il a la vision de l'ordre et des plans divins de la chute à la rédemption, qui était-il vraiment ? Pour les chrétiens, Blaise Pascal est à la fois l'homme du « pari » et également celui de la querelle de Port-Royal. Dès lors quels liens Pascal avait-il avec l'Église ? Que combattait-il ? Quelles actualités ont aujourd'hui ces querelles ? Quid aujourd'hui de cette « grâce divine », seule en mesure selon Pascal de convertir les coeurs et de les ramener à la foi pure des premiers chrétiens ? Pour y répondre, Laurence Devillairs, philosophe et directeur littéraire aux éditions du Seuil et Gérard Ferreyrolles, professeur de littérature à la Sorbonne.Emission KTO du 17 juin 2012. Durée 52 minutes. Niveau grand public. ...
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La dégradation de l'environnement est devenue une préoccupation mondiale à tous les niveaux de réflexion, de décision et d'action. La menace qui pèse sur la nature et sur l'homme a conduit à s'interroger sur l'essence même de cette crise environnementale. Lynn White, en 1967, accuse ouvertement le christianisme d'en être à l'origine (White, 1967). Approbations, contestations suivent. Le christianisme est-il à l'origine d'une rupture bouleversant les relations de l'homme à la nature ? Que nous conte la Bible ? Que nous apprend l'histoire ? Où faut-il aller chercher les racines de la crise, comment comprendre sa genèse, où trouver les solutions ? Autant de questions pour lesquelles les réponses ne pourront être que partielles ou aboutir à d'autres interrogations, tant christianisme et nature entretiennent des rapports ambigus et contradictoires. Texte paru sur le site http://www7.inra.fr/dpenv/petitc31.htm...
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Jean-Michel Maldamé commence en citant des propos du pape Jean-Paul II au sujet de la théorie de l'évolution, considérée comme «plus qu'une hypothèse», dans un message à l'Académie pontificale des Sciences le 22 octobre 1996. L'article examine la relation entre philosophie, métaphysique et sciences de la nature, soulignant la nécessité de distinguer l'usage philosophique de termes comme l'«émergence» de leur signification conceptuelle en science, ainsi que le besoin d'articuler les ordres de causalité en parlant des processus naturels. Pour le philosophe, «la venue à l'existence de l'homme est irréductible aux autres émergences.» La théologie chrétienne radicalise les propos philosophiques en lisant le monde à partir de la plénitude de son achèvement dans le Verbe incarné, Jésus-Christ. Les explications scientifiques et scientifiques qui reconnaissent le rôle du hasard et de la contingence ne sont pas incompatibles avec la reconnaissance d'une finalité pa...
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Pascal se laisse questionner, surtout sur fond d’affaire Galilée, est amené à reconnaître la puissance de la raison en même temps que ses limites. Le Dieu qui se donne dans la charité ne se dévoile que suite à ce travail intérieur qui conduit à préciser les limites de la raison. Pascal fait l’expérience de s’abandonner à Dieu pour devenir soi. Au terme, c’est la raison elle-même qui montre ses propres limites, ce qui indique que cette même reconnaissance peut être libératrice et permettre de connaître plus....
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Cardinal Poupard (repris du discours à l’Académie Pontificale des Sciences, 1992): 'Héritiers de la conception unitaire du monde, qui s’imposerait universellement jusqu’à l’aube du 17ème siècle, certains théologiens contemporains de Galilée n’ont pas su interpréter la signification profonde non littérale des écritures lorsqu’elles décrivent la structure physique de l’univers créé, ce qui les conduisit à transposer indûment une question d’observation factuelle dans le domaine de la foi.’ Débat de clôture du cycle de conférences « Il était une fois des sciences …» organisé par Jérôme PEREZ  ENSTA - Laboratoire de Mathématiques Appliquées du 12 décembre 2001 au 27 Mars 2002. Niveau grand public instruit. Texte consultable en ligne....
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Entretien avec Elisabeth de Fontenay au sujet de la relation de l'homme aux autres animaux et les droits de ces derniers. Résumé: «Déconstruire la tradition théologique et métaphysique du « propre de l’homme », c’est concevoir le passage de l’animalité à l’humanité comme un continuum, et rejeter ainsi cet anthropocentrisme radical, propre à la modernité occidentale, qui nie aux animaux la possession d’une âme et les ravale ainsi au rang de choses. Avec les conséquences que l’on sait. Une réflexion qui s’inspire notamment de l’École de Francfort et de la philosophie française contemporaine (Deleuze, Lyotard, Derrida, Foucault).» Article assez critique envers les trois monothéismes, surtout le christianisme. Dans Pouvoirs, 2009/4 n° 131, p. 19-27.Niveau universitaire. Pour lire, cliquer sur le titre de l'article....
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Le scientifique fait partie de la nature qu’il analyse, et il ne faut pas s’attendre, lorsqu’on l’a compris, à ce qu’il lui soit possible d’avoir le dernier mot. Le scientifique est amené à penser le monde davantage à partir de la catégorie de relation que celle de substance délimitée. Y a-t-il des postures communes entre le travail des scientifiques et celui des théologiens ? Il se trouve que la tradition de la théologie apophatique a des ressources à offrir. La raison y montre ses limites à l’approche du mystère, ainsi que son imcomplétude. Reconnaissance des limites qui ouvre l’homme à d’autres possibilités de connaissance. La victoire de la raison, qui pourtant a reconnu son incomplétude, est donnée lorsqu’elle comprend que le mot ultime se donne....
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J. Arnould commence par reprendre l’ordre de succession du célèbre apologue de Freud, mettant en scène Copernic, Darwn et Freud lui-même. Après un succès pragmatique, les idées de Copernic ayant servi à l’élaboration des calendriers et tables astronomiques, il a fallu plus d’un siècle pour que la révolution copernicienne suscite une réaction à sa hauteur, le procès de Galilée. Jamais l’humanité n’a possédé entre ses mains autant de maîtrise et de pouvoir sur la nature, la sienne comme celle qui l’entoure. Ce n’est plus seulement notre univers et notre Terre qui ont été, pour le dire d’un mot, mis « en mouvement », mais jusqu’à notre humanité. La perte d’influence de la culture chrétienne au sein du monde occidental est sans doute liée à cette évolution des idées. Si créer c’est amener à l’être et à partir du néant une réalité nouvelle, confesser que Dieu est le « Créateur du ciel et de la terre », c’est confesser que « ...
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