La révolution scientifique du dix-septième siècle a amené avec elle une façon renouvelée de concevoir l'ordre naturel. La notion de création et son corollaire, le règne divin universel, fournirent aux pères de la science moderne le cadre théologique qui leur permit d'exprimer leur vision nouvelle de l'ordre naturel et l'introduction de l'idée de lois de la nature. Sur l'arrière-fond des débats sur les rapports entre création et théories scientifiques sur le devenir de l'univers et des êtres vivants, il est pertinent de signaler le lieu précis dans lequel intervenaient ces considérations théologiques : elles ne tiraient pas avantage des trous de l'explication scientifique, mais se situaient en amont de l'activité scientifique elle-même, en lui fournissant un sous-bassement métaphysique favorable au dépassement de la science aristotélicienne....
Lire la suite

Nul ne sait ce qu'il y avait avant le big bang. Mais pourquoi voulez-vous que ce soit un Dieu ? Quant au principe anthropique fort qui consiste à dire que notre existence est la finalité de l'Univers, c'est une escroquerie intellectuelle. Ce que j'ai compris de la physique, c'est que l'Univers est en expansion, qu'il se refroidit et qu'il va vers la mort thermique. Cela n'empêche pas qu'il y ait eu par exemple sur Terre un progrès de la complexité ; mais que restera-t-il de cette complexité, une fois que le Soleil se sera éteint ? Ce que la physique nous apprend, c'est plutôt l'inéluctabilité de la mort. En quoi cela donne-t-il un sens à l'Univers ? En quoi cela pousse-t-il à croire en Dieu?' , Propos recueillis par Christophe LABBE et Olivia RECASENS. Le Point, 5 août 2010....
Lire la suite


Dans cette vidéo, l'astrophysicien Pierre North présente les motifs pour lesquels la cosmologie à partir des années 1920 a dû recourir à un modèle d'univers qui a une histoire. Il explique pourquoi les cosmologistes ont ensuite théorisé un principe anthropique, s'appuyant sur le fait que n’importe quel moment n’est pas équivalent dans l'histoire de cet univers, mais que l'homme y a une position privilégiée dans le temps....
Lire la suite



D’Espagnat a été amené par une analyse philosophique des sciences physiques à poser la question de savoir si le fond des choses se donne à l’homme. D’Espagnat voit un appel de l’Être dans ce fond des choses qui fait problème, se dévoile et se dissimule. Distinguant les domaines, il n’en reste pas moins que pour lui la question est née au contact des sciences....
Lire la suite

Le terme d’énergie se trouve très présent chez Teilhard de Chardin, dans une vision trinitaire. Il y a quelque chose qui émane du fond des choses et du cœur de l’homme et qu’on peut considérer comme une énergie créatrice. Les sciences sont conduites à admettre que le fond des choses nous est inaccessible. Teilhard distingue l’énergie créatrice et Dieu lui-même, ne les identifiant pas et respectant l’altérité de Dieu....
Lire la suite


Dans une vision déiste, il faut un grand architecte, quelque chose de plus, et l’on se dépêche de dire que c’est Dieu. Il semble mieux avisé de voir la science comme une recherche spirituelle et, si Dieu n’est pas au bout comme un objet physique, il se montre dans la quête symbolique. Prouver Dieu en ferait une évidence, ce qui le rendrait banal. Le Dieu de la Bible n’est pas de l’ordre de la preuve, il s’« éprouve »....
Lire la suite