L'astrophysicien Nidhal Guessoum nous rappelle d'abord les définitions, au plan scientifique, des termes « évolutionnistes » et « créationnistes ». Être créationniste signifie être fixiste. C'est à dire que toutes les espèces ont été crées dans l'état où elles sont actuellement. Aujourd'hui la grande majorité des musulmans soutiennent cette position, pourtant lors de l'élaboration de la théorie de l'évolution au 19 ème siècle, de nombreux penseurs musulmans n'y ont pas vu de contradictions avec le Coran. Plus fort encore, 500 ans avant que la science produise la théorie de l'évolution de grands penseurs musulmans ont soutenu l'idée d'une "création par étape", c'est à dire d'une évolution et non le fixisme. Selon Nidhal Guessoum, c'est le développement du littéralisme, c'est à dire d'un niveau assez pauvre de lecture du Coran, qui explique la prédominance du créationnisme en milieu musulman. Si on retrouve des approches plus élaborées du Coran, co...
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Organisé par Oumma Media, ce débat a été une première mondiale. Il a vu s'affronter à la maison de la chimie à Paris, des évolutionnistes "chrétiens" et "musulmans" (l'astrophysicien Nidhal Guesoum, le philosophe des sciences Jean Staune, le paléontologue Marc Godinot avec de créationnistes musulmans et chrétiens Dominique Tassot, président du CEP, Pierre Rabichong, professeur de médecine, et Oscar Babuna, représentant du groupe Harun Yahya. Il est symptomatique de noter que sur leur propre site, les partisans d'Harun Yahya ne diffusèrent que leurs propres interventions dans ce qui étéit pourtant un débat contradictoire. Une indication forte du fait qu'ils n'ont pas beaucoup estimé leur propre prestation. ...
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Organisé par Oumma Media, ce débat a été une première mondiale. Il a vu s'affronter à la maison de la chimie à Paris, des évolutionnistes "chrétiens" et "musulmans" (l'astrophysicien Nidhal Guesoum, le philosophe des sciences Jean Staune, le paléontologue Marc Godinot avec de créationnistes musulmans et chrétiens Dominique Tassot, président du CEP, Pierre Rabichong, professeur de médecine, et Oscar Babuna, représentant du groupe Harun Yahya. Il est symptomatique de noter que sur leur propre site, les partisans d'Harun Yahya ne diffusèrent que leurs propres interventions dans ce qui étéit pourtant un débat contradictoire. Une indication forte du fait qu'ils n'ont pas beaucoup estimé leur propre prestation. ...
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Traite du cercle scientifique et historique de Fernand Combrette ; du Centre d’études et de prospective sur la science, et de l’ouvrage Hasard ou dessein de Dieu du cardinal Schönborn, et y relève certaines erreurs et limites. Analyse ensuite le créationnisme musulman, le cas de H. Yahya. Présente ensuite des thèses philosophiques qui servent à étayer la représentation théologique de la création dans le dialogie avec l’Islam. (UCL)...
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L'astrophysicien Bruno Guiderdoni nous parle en tant que croyant de la façon dont nous devons rester humbles devant l'immensité de l'univers sans jamais cesser de mieux le comprendre et de l'explorer.Cela constitue pour lui avec le fait d'apprendre à vivre nos différences les piliers de la condition humaine d'un homme qui cherche à comprendre le sens de l'univers dans lequel il évolue. ...
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L'astrophysicien Nidhal Guessoum nous rappelle ici quelques unes des grandes étapes de la confrontation ou de la rencontre ente science et religion telle que l'affaire Galilée, la théorie de Darwin, ou la théorie du big bang qui à l'inverse des précédentes fut reçu avec enthousiasme par le Pape. Il nous montre ainsi que les controverses actuelles qui existent dans le christianisme comme dans l'islam s'inscrivent dans une vaste perspective historique. ...
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Bruno Guiderdoni nous présente d'abord les développements internationaux récents du domaine science et religion. Des ponts peuvent désormais exister au-dessus du fossé qui s'était creusé entre ces deux domaines en Occident. Il est donc très important que des penseurs musulmans puissent participer aux débats en cours dans ce domaine, qui constitue également une nouvelle façon de faire dialoguer les civilisations entre elles et avec la modernité. ...
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L'astrophysicien Nidhal Guessoum critique ici ceux qui pensent que l'on peut trouver des résultats de la science moderne dans le Coran, en déformant ou modifiant le sens que l'on attribuait à certains versets avant l'époque moderne, ou en rapprochant différents versets les uns des autres. Cela est contraire à l'esprit même du Coran quand il parle des sciences. En effet, il nous encourage à observer la nature, à comprendre par nous-même comment fonctionne le monde, et non à rechercher des solutions déjà écrites. ...
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Après nous avoir présenté quelques unes des idées des penseurs tels que Al Farouki et Zardar, Nidhal Guessoum analyse ce que peut recouvrir la notion de "science islamique". Si l’on peut envisager des modifications de certaines sciences humaines comme l’anthropologie, qui ont été créées dans des contextes occidentaux spécifiques, une « cosmologie islamique » ne différera au rien au plan scientifique de la cosmologie actuelle. C’est au niveau de l’interprétation et l’approche philosophique de la discipline qu’une dimension islamique pourra être développée. L’expression "science islamique" ne peut donc concerner la science elle-même qui est unique, mais son interprétation. ...
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Nidhal Guessoum nous décrit les différentes façons dont des penseurs musulmans articulent science et religion depuis ceux qui séparent complètement ces deux domaines jusqu'à ceux qui essaient de les fusionner en un seul. Puis il expose sa propre position, inspirée d'Averroès où la science et la religion, tout en reposant sur des méthodologies différentes, peuvent néanmoins interagir autour de certaines questions fondamentales. ...
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