Après nous avoir présenté quelques unes des idées des penseurs tels que Al Farouki et Zardar, Nidhal Guessoum analyse ce que peut recouvrir la notion de "science islamique". Si l’on peut envisager des modifications de certaines sciences humaines comme l’anthropologie, qui ont été créées dans des contextes occidentaux spécifiques, une « cosmologie islamique » ne différera au rien au plan scientifique de la cosmologie actuelle. C’est au niveau de l’interprétation et l’approche philosophique de la discipline qu’une dimension islamique pourra être développée. L’expression "science islamique" ne peut donc concerner la science elle-même qui est unique, mais son interprétation. ...
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Nidhal Guessoum nous décrit les différentes façons dont des penseurs musulmans articulent science et religion depuis ceux qui séparent complètement ces deux domaines jusqu'à ceux qui essaient de les fusionner en un seul. Puis il expose sa propre position, inspirée d'Averroès où la science et la religion, tout en reposant sur des méthodologies différentes, peuvent néanmoins interagir autour de certaines questions fondamentales. ...
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Nidhal Guessoum nous explique pourquoi il rejette l'idée que des théories scientifiques puissent être exposés de façon précise dans le Coran ou dans d'autres textes religieux. Le Coran est un guide pour l'humanité, non un manuel de science. Dire que toutes les théories scientifiques ou du moins un grand nombre d'entre elles sont dans le Coran, est dangereuse pour les musulmans, car c'est une façon de bloquer les recherches scientifiques et donc le progrès de la société. Néanmoins, il ne faut pas séparer science et religion qui peuvent se rapprocher à un niveau plus fondamental que celui auquel se situe l'approche dite des miracles scientifiques du Coran. Si l'on comprend mieux la vraie nature des relations entre science et religion, on voit qu'il n' y a plus de contradiction entre le Coran et la théorie de l'évolution. Tout est alors question d'interprétation et Nidhal Guessoum nous donne la sienne concernant Adam...
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« La crise écologique », déclare le théologien orthodoxe Jean Zizioulas, est « la crise d’une culture qui a perdu le sens de la sacralité du cosmos, parce qu’elle a perdu sa relation à Dieu ». Cela, au double plan civilisationnel et individuel. Le philosophe musulman Mohammed Taleb le dit bien : « Le problème n’est pas ce que l’homme fait à la nature, mais, plus fondamentalement, la réification de l’être humain et de la nature. » C’est-à-dire leur transformation en « objet » et en « marchandise », mesurable et commercialisable. Un phénomène lié à une certaine vision – rationaliste et dualiste – de Dieu, de l’être humain et du monde, qui s’est développée notamment en Occident à partir de la fin du Moyen âge.' Texte paru dans Choisir, No 541, janvier 2005 et sur le site http://www.trilogies.org/spip.php?article11...
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Entretien avec Elisabeth de Fontenay au sujet de la relation de l'homme aux autres animaux et les droits de ces derniers. Résumé: «Déconstruire la tradition théologique et métaphysique du « propre de l’homme », c’est concevoir le passage de l’animalité à l’humanité comme un continuum, et rejeter ainsi cet anthropocentrisme radical, propre à la modernité occidentale, qui nie aux animaux la possession d’une âme et les ravale ainsi au rang de choses. Avec les conséquences que l’on sait. Une réflexion qui s’inspire notamment de l’École de Francfort et de la philosophie française contemporaine (Deleuze, Lyotard, Derrida, Foucault).» Article assez critique envers les trois monothéismes, surtout le christianisme. Dans Pouvoirs, 2009/4 n° 131, p. 19-27.Niveau universitaire. Pour lire, cliquer sur le titre de l'article....
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L'astrophysicien Nidhal Guessoum nous rappelle d'abord les définitions, au plan scientifique, des termes « évolutionnistes » et « créationnistes ». Être créationniste signifie être fixiste. C'est à dire que toutes les espèces ont été crées dans l'état où elles sont actuellement. Aujourd'hui la grande majorité des musulmans soutiennent cette position, pourtant lors de l'élaboration de la théorie de l'évolution au 19 ème siècle, de nombreux penseurs musulmans n'y ont pas vu de contradictions avec le Coran. Plus fort encore, 500 ans avant que la science produise la théorie de l'évolution de grands penseurs musulmans ont soutenu l'idée d'une "création par étape", c'est à dire d'une évolution et non le fixisme. Selon Nidhal Guessoum, c'est le développement du littéralisme, c'est à dire d'un niveau assez pauvre de lecture du Coran, qui explique la prédominance du créationnisme en milieu musulman. Si on retrouve des approches plus élaborées du Coran, co...
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Organisé par Oumma Media, ce débat a été une première mondiale. Il a vu s'affronter à la maison de la chimie à Paris, des évolutionnistes "chrétiens" et "musulmans" (l'astrophysicien Nidhal Guesoum, le philosophe des sciences Jean Staune, le paléontologue Marc Godinot avec de créationnistes musulmans et chrétiens Dominique Tassot, président du CEP, Pierre Rabichong, professeur de médecine, et Oscar Babuna, représentant du groupe Harun Yahya. Il est symptomatique de noter que sur leur propre site, les partisans d'Harun Yahya ne diffusèrent que leurs propres interventions dans ce qui étéit pourtant un débat contradictoire. Une indication forte du fait qu'ils n'ont pas beaucoup estimé leur propre prestation. ...
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Organisé par Oumma Media, ce débat a été une première mondiale. Il a vu s'affronter à la maison de la chimie à Paris, des évolutionnistes "chrétiens" et "musulmans" (l'astrophysicien Nidhal Guesoum, le philosophe des sciences Jean Staune, le paléontologue Marc Godinot avec de créationnistes musulmans et chrétiens Dominique Tassot, président du CEP, Pierre Rabichong, professeur de médecine, et Oscar Babuna, représentant du groupe Harun Yahya. Il est symptomatique de noter que sur leur propre site, les partisans d'Harun Yahya ne diffusèrent que leurs propres interventions dans ce qui étéit pourtant un débat contradictoire. Une indication forte du fait qu'ils n'ont pas beaucoup estimé leur propre prestation. ...
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Traite du cercle scientifique et historique de Fernand Combrette ; du Centre d’études et de prospective sur la science, et de l’ouvrage Hasard ou dessein de Dieu du cardinal Schönborn, et y relève certaines erreurs et limites. Analyse ensuite le créationnisme musulman, le cas de H. Yahya. Présente ensuite des thèses philosophiques qui servent à étayer la représentation théologique de la création dans le dialogie avec l’Islam. (UCL)...
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L'astrophysicien Bruno Guiderdoni nous parle en tant que croyant de la façon dont nous devons rester humbles devant l'immensité de l'univers sans jamais cesser de mieux le comprendre et de l'explorer.Cela constitue pour lui avec le fait d'apprendre à vivre nos différences les piliers de la condition humaine d'un homme qui cherche à comprendre le sens de l'univers dans lequel il évolue. ...
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